Une semaine sur un bateau dans les îles sous le vent - Polynésie 🇵🇫

L'aquarium de corail à Taha'a


Vendredi 7 juillet - Papeete, Tahiti 

On part à 7 sur le bateau, 5 allemands et nous deux français ! Il y a Moritz, le capitaine, 36 ans, journaliste en tour du monde pendant 2 ans. Uli (Ulrich) et Dani, la mère et le beau-père de Moritz, elle, enseignante au primaire et lui, orthophoniste qui travaille en garderie avec les enfants autistes. Ils viennent en visite pour une dizaine de jours. Svenja, un grand bout de femme de 18 ans et Verena, 28 ans, photographe.
On traîne ensuite un peu dans le centre ville. 


On arrive vers 17h30 quand le bateau de Moritz revient de quelques bricolages dans une autre marina. On récupère nos affaires dans le bateau voisin et on fait connaissance une heure avant de retrouver Paroha autour d'un verre dans le bar d'en face.


On rentre, Dani nous a concocté une délicieuse salade de lentilles et on ne fait pas de vieux os!

A minuit on entend Verena qui frappe à la porte de son ancienne cabine (la nôtre en l'occurrence) et on se réveille, elle cherche ses médicaments partout.. on se rendort aussitôt. Un happening nocturne en quelque sorte !

Samedi 8 juillet - Papeete, Tahiti et Moorea

On se réveille tôt pour aller en ville faire quelques courses. C'est jour de marché.
On trouve une carte mémoire pour la GoPro pour ces prochains jours, des "nouilles" comme dit Lucas (ce qu'on appelle sandales méduses en France) et quelques fruits au marché.

On revient à 11h pour préparer notre départ pour midi. Les filles sont allées au carrefour faire les courses et Moritz nous retrouve, il est temps de tout ranger. C'est parti ! Premier arrêt, Moorea, à 3h30 de Papeete. On a rendez-vous demain pour régler les haubans du bateau avant la plus grande des traversées : Moorea - Huahine.
On vogue par des conditions un peu difficile, peu de vent et la houle est désordonné donc ça secoue un peu dans tout les sens. Beaucoup de matelots se sentent mal... 3 sur 7 voient le temps passer lentement. Nous, tout contents, on fait les manœuvres pleins de motivation. On va vite, Moritz est un très bon capitaine. 

On arrive dans la baie d'Opohuno, dans le "cœur de l'île" (le cercle jaune ci-dessous)



C'est sublime, on est entourés de végétation, de montagnes rocheuses, pointues, illuminées par endroits. On s'ancre dans la baie, quelques bateaux sont à côté de nous. 

On plonge, on se rafraîchit. On va faire du sitting-standing paddle avant le coucher de soleil. 


On dîne autour de pâtes bolognaises que Svenja a préparé avec des lentilles, trop de vent sur le pont, on dîne dedans. C'est vraiment très bon. On observe les étoiles et la voie lactée sur le pont avant de s'endormir avec un petit épisode (Black Mirror) sur les coups de ... 21h !

Dimanche 9 juillet - Moorea et Huahine 

On se réveille très tôt, à 7h. Il fait gris, il y a beaucoup de vent. On ne sait pas tellement comment articuler la journée avec le mec qui doit rejoindre Moritz sur le bateau pour bricoler. Du snorkeling ? Il fait trop gris ! Une randonnée ou une balade ? Pourquoi pas, quand on est quasi prêts, la pluie se met à tomber... Quand ça s'arrête on décide de laver un peu le pont qui mérite un petit coup propre. Ensuite Moritz nous fait le tour "sécurité" du bateau, c'est beaucoup moins long qu'avec ISO ! Et plus fun aussi... ! Au point radio il nous fait la démonstration "mayday mayday mayday, this is Free Spirit, points de coordonnées, we are out of beer, please, bring 6 packs, mayday mayday mayday, over".

On va vers la côte où son bricolo doit nous rejoindre, il y a un vent pas possible. En chemin l'annexe -qui traînait à l'arrière pour nous amener randonner- se fait la malle, la corde lâche. Luis se jette à l'eau pour le rattraper ! En ramant il rejoint le bateau tandis qu'à bord c'est un peu la panique: Moritz tente de s'ancrer mais ça ne prend pas, on est trop près des bateaux, le bricolo n'est pas là, Moritz en a marre.... Il décide de partir plus tôt que prévu pour Huahine. Il est 14h30.


On se met donc à naviguer. Le trajet est plutôt chouette, pilote automatique et voiles. On assiste au coucher de soleil avec les vagues qui nous poussent. Ensuite on prépare à dîner et couper des carottes et un concombre s'avère être une tâche difficile. Ça gite beaucoup. En cabine, Verena n'est pas bien et elle essaie quand même de cuisiner. Coti prend son relais mais il fait très chaud et avoir une personne malade à côté de soi attire un peu le mal-être. Elle fait vite, demande à Luis de prendre le relais et monte prendre l'air pendant que Luis fait du mieux possible pour qu'on puisse avoir une salade de lentilles digne de ce nom. 

On se rue dormir dans notre cabine et faire une petite nuit de 6h avant notre quart ! On libère Uli et Verena qui sont bien fatigués et sont heureux d'aller se reposer. Nous on s'assoit, des grosses vagues nous poussent... Une grosse se soulève, forme un mur, on se dit qu'on va se la prendre.... Ça ne loupe pas, elle s'éclate dans le cockpit ! On est trempés dans nos vêtements chauds 😅 mais il fait bon et ça sèche bien vite. On scrute si les prochaines seront aussi violentes mais ça n'arrive pas. On peut garder le cap, grignoter encore un peu de salade pour se donner des forces. 

Comment tenir son verre de salade en mer (agitée) tout en cherchant quelque chose

Moritz se réveille par les cling-cling du tube en métal qui cogne quelque part sur le pont. Avec Luis qui le replace, le capitaine peut se rendormir. 1h plus tard Moritz nous dit qu'on ne l'a pas réveillé.. "tu peux dormir encore 1h ! C'est pas encore ton tour!"
On est bien contents de pouvoir le réveiller finalement et reprendre à notre tour notre nuit !

Lundi 10 juillet - Huahine 

On arrive au petit jour à Huahine. Le lever de soleil ne sera pas pour nous, encore endormis mais on se retrouve tous sur le pont (moins Verena qui dort encore) pour l'approche du Free Spirit dans le lagon de l'île. On s'ancre dans la baie de Ha'Apū où il y a moins de bateaux que partout ailleurs. Dans la baie précédente, un catamaran nous aperçoit et trace sur l'unique bouée disponible. Dans la baie de Ha'Apū donc, désormais, nous sommes entourés de bruits de tronçonneuses.. c'est une ambiance plus locale d'emblée ! 

Un petit plongeon, un peu de dessin et on va bouger le bateau dans le sud de l'île, dans la baie d'Avea où nous allons profiter d'un moment avec le dinguy (l'annexe) pour déposer les filles sur la plage et nous deux on veut faire du masque et tuba dans les coraux. 


On ne trouve que des concombres de mer, on s'attendait à mieux mais on pourra avoir une tortue au loin ! On essaie a tout prix de se rapprocher d'elle pour essayer de nager avec, mais elle réapparaît à chaque fois à une centaine de mètres.
C'est au ponton du restaurant qu'on aura un meilleur spectacle, plein de coraux et des beaux poissons !


A la fin de cette vidéo, on entend Luis se faire mordre par un des petits poissons agressifs !

On récupère Moritz, les parents, Svenja et on s'assoit tous boire des coco-ananas au bar du Mahana Huahine.


Quand on rentre, un peu faim, ça grignote un peu de tout avec le bon pain fait par les parents de Moritz ! C'est le dîner bout de pain, Luis est scandalisé, mais finit quand même par manger à sa faim (du pain).

Free Spirit by night


Mardi 11 juillet - Taha'a 

Départ 10h direction Taha'a. On sort les voiles, on navigue en papillon pour arriver à l'est de l'île de Taha'a. On tient la barre à tour de rôle tandis que Moritz va se reposer dans sa cabine. On finit par ne garder que la grand voile et on met le moteur. Lorsque vient le tour de Coti on change de cap... Les vagues sont croisées, c'est franchement pas simple.

Apparté Coti : A croire que la malédiction de la barre s'acharne sur moi, je revis le stress de notre essai en mer avec ISO. Luis est à côté de moi tout du long et me rassure, j'arrive à peu près à gérer le bateau que je conduis pendant une petite heure (à confirmer). ISO s'efface, je me détends et j'ai avant tout un super coach à mes côtés ☺️ vient le moment où je commence à fatiguer, je passe la barre à Luis.

Luis est très à l'aise et il tiendra le cap durant plus d'une heure. 

Pour poser l'ancre, on s'y reprendra à 3 fois...et la 3e ne sera pas encore la bonne... On est proches des coraux et il faut viser entre les "patates" avec plusieurs mètres de fond pour que la chaîne ne s'y accroche pas. Le jour se couche, la visibilité est très moyenne pour pouvoir recommencer l'exercice. On ajoute deux ancre en sécurité, ça ira pour la nuit...


On déguste des gnocchis sauce Chili sin carne que Svenja prépare avec soin. Un plat incroyablement savoureux et réconfortant dont il ne restera pas une miette!

Le ventre plein on parle bien avec Dani, elle est pleine d'énergie après le dîner et curieuse de tout. Tous les sujets sont abordés : politique, éducation, cuisine bien sûr !

Mercredi 12 juillet - Taha'a 

On se retrouve tous sur le pont pour petit déjeuner et émerger. Moritz nous briefe sur le programme de la journée : viser Niua, une baie de l'île de Taha'a, qui possède une vanilleraie non loin. On lève l'encre, c'est parti !

On distingue des sortes de "marae" (des pavements rectangulaires sacrés traditionnels de Polynésie, qui sont associés à des cérémonies sacrées). Quand on demande à des passants ce qu'ils représentent, une des femmes va chercher son oncle, Tioti, un joyeux personnage plein de tatouages, artiste, tatoueur, c'est lui même qui a construit ces marae ! Ce sont des autels dédiés à ses ancêtres, sa grand mère etc. Il nous explique que ça lui rappelle ses origines, son ancrage à la terre Polynésienne, à son Histoire. Il nous dira aussi qu'il a la chance de pouvoir faire ce qu'il veut ici, qu'il est maître de son terrain qui va jusque dans l'eau. Il dit aussi qu'il a la vie qu'il veut et qu'il est chanceux de ne pas payer de taxe ! 🤣

On continue de se balader jusqu'à la vanilleraie. En longeant la mer, le lagon et des jolies maisons. Ce petit bout de l'île est très mignon. On s'y sent bien.

À la vanilleraie, la visite est intéressante avec une passionnée de la vanille qui nous explique que les gousses de vanille de Tahiti sont le fruit d’une orchidée, dont 80 % proviennent de Taha’a, ( ici, dans les îles de la Société, à environ 150 milles à l’est de Tahiti). 


Elle nous explique aussi que "normalmy" (on a commencé par traduire au début puis elle a switché avec l'anglais qu'elle maîtrise plutôt bien, à quelques approximations près) on polinise à la main chacune des orchidées qui produisent ensuite la gousse de vanille. Ici ils produisent la vanille en grande partie sur des petits arbres mais que par un souci de productivité cela se fait maintenant beaucoup en serre. Les fleurs apparaissent à 6h du matin durant la période de floraison des plantes (de juillet à septembre). Il faut être présent pour insérer le pollen et refermer l'orchidée car la fleur fâne 5 heures plus tard. Le cultivateur doit donc agir rapidement mais délicatement pour s’assurer que chaque fleur est pollinisée avant qu’elle ne se referme et ne se fâne. Les fleurs pollinisées avec succès donnent naissance à la gousse de vanille.

Coti apprendra plus tard par une petite productrice au marché de Raiatea que c'est le gouvernement qui fait pression sur les producteurs de vanille pour augmenter la productivité, d'où le développement massif des serres sur l'île... Elle, elle est carrément contre. Pour elle, ce n'est pas traditionnel et elle considère que ce n'est pas ce que les personnes réellement intéressées par la vanille recherchent et on est bien de son avis !
 
Les tombes dans les jardins


On bouge pour le nord-ouest de l'île, à Tapu'Amu pour la distillerie de rhum (qu'on ne visitera finalement pas!). On a pour mission de jeter les poubelles (on en jette une partie en mode vandales car on ne trouve pas la bonne poubelle après 30 minutes de marche et on s'impatiente - ici, tout le monde brûle les déchets non recyclables). On doit aussi trouver des fruits mais on ne croise aucun stands de rue, c'est l'échec. 

Il nous reste 2h de soleil pour visiter l'aquarium de corail. On se speede ! Kam nous l'avait chaudement recommandé et on comprend pourquoi. Le bateau est à environ kilomètres et on prend la petite annexe qui ne peut accueillir que 3 personnes max. On décide donc de tracter derrière le standing paddle. On saute dedans tous les trois avec Verena et Svenja est allongée sur le paddle. C'est parti pour l'aventure! 

Au début ça va bien, Luis arrive à gérer, un peu après Svenja subit un peu le courant. Quand on approche, l'eau est limpide, on est pas encore au spot qu'on voit déjà des poissons ! 

On marche un peu et on arrive au début du parcours, on doit se laisser porter avec le courant et observer. Coti arrive quand même à se scratcher sur le corail à cause dudit courant et du peau d'eau à un certain moment 🫣

Les concombres de mer sont aussi grands que le pied de Luis!


On rentre au coucher de soleil et on se concocte un gratin avec le fruit de l'arbre à pain qui est bien mûr. C'est assez intéressant, ça ressemble à de la patate douce !


Jeudi 13 juillet - Bora Bora 

On part de Taha'a très tôt, aux alentours de 7h pour aller à Bora Bora. Durant la traversée Coti peint dans la cabine et papote avec Svenja qui dessine aussi sur son journal. 

Un petit requin rôde autour du bateau

Quand on arrive dans la baie c'est calme, on peut distinguer le tombant assez franc après le sable blanc et ça nous donne envie de prendre le paddle pour aller voir les requins et les raies après quelques nouilles instantanées. 
On se met en quête des raies aigles mais on ne les trouve pas. Il y a les requins, partout autour de nous, parce qu'un bateau qui devait probablement les nourrir s'en va.

Quelques raies pastenagues aussi... on tombe sur quelques "patates" et on observe des minis mondes dans les coraux.


Dans le bateau, début de soirée, Moritz met de la musique et sa mère danse pendant qu'on s'occupe sur nos téléphones 💃 on discute musique, danse et Moritz nous raconte les festivités dans les Caraïbes qu'il a fait durant son voyage.
Verena et Svenja préparent un dîner de légumes façon stir fry avec du riz. Pour le reste du riz on en fait un riz au lait (qu'on laisse tremper la nuit) à la vanille.


Luis coupe des cocos avec Uli pour avoir la chair en dessert. On papote tous les trois et Uli nous dit qu'il est chanceux d'avoir croisé notre chemin ces jours ci ! Il travaille comme accompagnateur d'enfants autistes a l'école. C'est un homme très doux et on sent que c'est sincère, on lui exprime la réciprocité de ses sentiments. On est comme des cocollègues de bateau désormais !


Verena nous montre son projet d'études d'art sur les pigeons avant de dormir. De quoi alimenter les cauchemars de Coti !

Vendredi 14 juillet - Bora Bora 


On change de baie pour s'approcher du Bora Bora yacht club après le petit déjeuner.


Une fois arrivés on pense sauter du bateau pour visiter l'île mais l'heure est au ménage du bateau, Moritz improvise et on est un peu pris de court... Tout le monde s'active et nous on trépigne d'impatience pour l'aller faire une rando, on a besoin de prendre l'air et de temps pour pouvoir grimper en haut de l'île. Verena nous accompagne au club en dinguy, on doit payer un droit de passer par ici... Luis s'offusque mais les 3.000 F qu'on doit donner au club c'est par bateau, non par personne. 

Okay, tout va bien, nous on va filer et on vise le mont Ohue qu'on voit depuis le bateau.


On entame une rando assez simple au début puis elle devient de plus en plus complexe parce que le chemin est très mal tracé, on voit que peu de gens fréquentent la nature à Bora Bora ! On profite tout de même de supers points de vue et on décide d'abandonner l'ascension qui nous semble trop engagée.


On longe le chemin sous les falaises et on descend par un vallon avec des cordes. On rentre par les chemins moins fréquentés par les touristes, dans le vrai Bora. La route qu'on emprunte est en travaux, un 14 juillet, étonnant, il y a une quinzaine de travailleurs qui goudronnent la route. En remontant sur la rue principale, on voit des tombes dans le jardin attenant les maisons, les chiens nous aboient, les poules sont affolées, on sent bien que le touriste ne vient pas souvent ici. 


L'arrière-pays de Bora Bora


Une boîte aux lettres

On achète un demi régime de bananes en route à une femme qui a l'air complètement dépassée par notre demande alors qu'elle et sa mère tiennent un stand devant chez elles !



On revient vers Moritz au yacht club, il nous dépose au bateau. On fait rapidement connaissance avec un nouveau mec à bord pour les jours suivants, un allemand d'une cinquantaine -soixantaine, de la génération de Dani et Uli.

On part en standing-paddle pour prendre une douche (douche qui s'avère ne pas au standing du yacht club tel qu'on l'entend). En revanche, les cocktails sont délicieux et ils tapent bien ! Tout ça devant un sublime coucher de soleil.


On rencontre le couple que Moritz n'a pas pris en traversée Tahiti - Bora Bora puisqu'il nous a choisi nous ! Un couple canado-americain très sympa, en lune de miel.


La nuit est déjà tombée, Moritz aimerait faire son thon en dîner et nous demande de ne pas tarder afin de l'aider alors on rentre doucement en paddle, la concentration au maximum pour ne pas faire un faux mouvement qui nous obligerait à reprendre notre douche au bateau !


L'odeur du thon est forte dans le bateau, on dîne sur le pont et on papote avec Svenja autour d'une.... salade de lentilles encore ! On profite de ces derniers instants. Cette fille est vraiment super pour son si jeune âge, d'une maturité incroyable, très posée et très positive. Un rayon de soleil (tout comme son pendentif !)

On packe dans le calme, on se souhaite une bonne sieste avec les parents, Svenja, Moritz et on se couche tôt puisque le réveil est prévu à 5h! 

Samedi 15 juillet - Bora Bora 


La nuit est encore bien noire quand Moritz fait 3 allers retours en dinguy pour nous déposer au ponton avec ses parents et Svenja. On attend le taxi qui nous emmène tous au ferry : l'Apetahi express (le ferry sur lequel Hokini a travaillé). On fait l'aller depuis Bora Bora à Raiatea pour 77€ à deux. 

Le lever de soleil sur Bora Bora


Des embrassades franches avec Dani, Uli et Svenja et nous voilà à Raiatea !

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