San Cristóbal 2/2 - Mexique 🇲🇽

Mardi 30 mai


Au retour de Comitán on pose valise à l'hostel Qhia, tenu par Raz, un israélien installé à San Cris depuis 2 ans. Il vivait avant à Puerto Escondido mais il a fui à cause de la chaleur... On doit se préparer mentalement au choc thermique qui va nous attendre dans quelques jours !


Il nous laisse choisir notre chambre. Un peu isolée, il y a peu de connexion internet mais la chambre très mignonne. On a pour voisin immédiat un coq. Les boules quies, nos alliées de voyage, serviront encore bien !
Le soir on dine avec Jace, un américain de l'Oregon qui vit en Alaska depuis quelques années et vit de jobs saisonniers. Il pédale depuis le sud de l'Argentine. Il n'avait pas réussi à aller jusqu'à  la Patagonie, interrompu par le Covid deux ans plus tard. Il est donc parti chercher son vélo qui est resté dans un hôtel pendant 2 ans (et au passage a été un peu désossé) et finir son trajet mais s'est laissé emporter jusqu'au Mexique ! 
Après le dîner, on rejoint tous les trois Raz et deux israéliennes autour du feu, à l'étage. Il fait bon devant ce feu de cheminée, on oublierait qu'on est en août, ça nous rappelle la maison... On discute tous ensemble, on rigole, mais on ne fait pas de vieux os.

Mercredi 31 mai
Après un réveil attendu (le coq), on va prendre le café chez Kukulpan. S'en suit Une balade dans la ville. On ne s'en lasse pas. 


Sur les conseils d'Ana Guadalupe, on part au marché de los "dulces" dans l'idée de trouver de quoi remplir une piñata qu'on achètera pour accueillir Arnaud et fêter son anniversaire en retard. C'est très très calme, comparé au marché à deux pas de la maison c'est assez étonnant, on est agréablement surpris, on trouve quelques cadeaux, les négociations sont difficiles mais on s'en sort bien. Etonnamment, depuis notre arrivée au Mexique, nous n'arrivons absolument pas à négocier fort, la plupart du temps un non catégorique nous démotive... On a bien changé depuis la Colombie où on se targait de faire de bonnes affaires ! Ici même si c'est abordable ça reste cher quand on sait que la plupart de l'artisanat qu'on trouve sur le marché n'est pas typique ni unique!

On passe au Centro cultural del Carmen, un centre de musique et activités avec un joli jardin au centre du bâtiment.


On monte à l'Iglesia de San Cristóbalito, à deux pas. On ne peut pas y entrer. La vue sur la ville est dégagée, il n'y a là que quelques personnes qui semblent télétravailler à côté, un garçon qui devrait être à l'école est sur son téléphone.


A deux pas du "mercado de los dulces", le marché des douceurs. Un marché qui vend en effet des douceurs mais tout plein d'artisanat également. Il est bien bien plus calme que le Mercado Viejo.

La faim arrive, on déjeune (toujours sur les conseils de notre guide Ana Guadalupe) à la Tlacoyeria où on se régale de trois tlacoyos (des galettes de maïs bleu un peu épaisses fourrées de pois et fromage - une recette ici), une limonade artisanale et c'est parti pour la mission piñata d'Arnaud ! 


On visite une autre partie de San Cristóbal, l'arrière du marché. On trouve le magasin mais on est pas emballés par les 3 piñatas que la nana veut nous vendre.. un "vamos a pensar" (on va réfléchir) nous libère. On rentre à l'hostel passer le reste de l'après midi et la soirée au calme.

Jeudi 1er juin


Toujours dans l'optique de trouver la piñata on va au marché demander notre chemin ! Il y a un magasin spécialisé de l'autre côté du marché. 


Deux mangues achetées en passant (c'est difficile de passer devant les étales sans craquer!) On se laisse guider par les diverses vendeuses auxquelles on demande et on arrive dans un magasin fantastique ! Des murs de paquets de bonbons, des sacs de chips de 10kg, des piñatas de toutes formes, de toutes tailles, la petite sirène, pat patrouille, Batman, non, pour Arnaud ça sera la licorne, taille M, et avec la jarre intérieure en céramique, on est au Mexique où on est pas au Mexique ?! 
On demande quand même a l'hôtel où on va se retrouver de confirmer qu'on peut y célébrer une pinata ! 


On dépose nos trésors à l'hôtel et on va visiter le centre Na Bolom. C'est même une association culturelle créée en 1951 par l'archéologue danois Frans Blom (1893-1963) et son épouse, l'anthropologue suisse Gertrude Duby-Blom, pour soutenir et protéger la communauté amérindienne lacandone.


On ne le saura que plus tard mais elle propose gratuitement des soins médicaux, un hébergement temporaire et de la nourriture aux Lacandons de passage à San Cristóbal. 
Le musée est consacré aux cultures indigènes du Chiapas et à la vie des époux Blom, qui ont exploré la région après s'être rencontrés dans la jungle lacandone dans les années 1940. Ils ont fait équipe sur plusieurs expéditions avant de se marier puis de racheter et de restaurer un ancien séminaire catholique en 1898. Na Bolom signifie « maison du jaguar » en maya tzotzil, en souvenir de l'interprétation du nom Blom qu'avaient faite les Lacandons lors de leur première rencontre. 

On y trouve des objets, des photos de leurs découvertes. On enchaine les différentes pièces, on parcours les objets, les vêtements tissés, c'est passionnant car nous y étions, dans cette région il y a quelques jours mais nous n'avions pas appris grand chose sur les locaux...(pour rappel la guide n'était pas des plus bavardes!) Il y a aussi un grand potager auquel nous n'avons pas accès (réservé au restaurant), une pépinière, un grand jardins plein de pins géants, centenaires, avec les chambres d'hôtes. La visite est des plus paisibles, il n'y a que nous !


Quand le soir arrive on commande et déguste les burger "Veganer" recommandés par Raz à l'hôtel, et on se décide à retourner au cinéma Kinoki, voir un film d'animation dont on avait vu la bande annonce, accompagné cette fois ci de Jace !

Vendredi 2 juin


On doit retrouver Arnaud, Sébastien et Nassim à Tuxla, la ville la plus proche de San Cristóbal, afin de rejoindre le canyon del Sumidero. Un des plus beaux du monde.
On change d'hostel pour l'hôtel de la abuelita. Un mini bus privé vient nous chercher pour l'activité du jour ! Après renseignement au comptoir de cet hostel, on se rend compte que même en ayant négocié a la baisse, on a payé cette sortie une petite fortune -700 pesos par personne- au lieu de 450. Les vacances dans les vacances commencent !! 
On se met en route pour Tuxla où les amis nous attendent sur le chemin ! 

Heureux de les retrouver, on rattrape les dernières nouvelles ! On rencontre pour la première fois Nass, la meilleure amie de Seb.
On arrive aux différents miradors qui surplombent le canyon. On en prend plein les yeux !

Seb nous fait cadeau de bracelets achetés à la boutique, adorable attention, on est assortis tous les 5 !
Trois miradors plus tard et un aller retour vain pour récupérer des personnes dont le mini bus est tombé en panne, une petite heure de route, nous voilà prêts à embarquer pour ledit canyon. 
Petits gilets de sauvetage, lunettes de soleil et chapeau, c'est parti ! 


Le spectacle est magnifique, le capitaine tourne autour d'oiseaux qui prennent leur envol (et la peur de leur vie - ou bien sont ils habitués, on pense connaître la réponse!). 

La cascade sapin de Noël 

On s'enfonce dans le canyon, qui, au plus haut mesure plus de 1000m. C'est plus que le Verdon, mais l'eau n'est pas aussi belle ! Oui, même après six mois à visiter des endroits tous plus époustouflants les uns que les autres, on conserve un peu de chauvinisme !
On visite une petite cave dans laquelle on doit deviner Jésus comme l'ont vu ceux qui ont découvert la grotte en question. On aperçoit un crocodile prendre le soleil.

Des singes araignées semblent attendre le bateau quand on s'approche... Même si le parc est protégé on sent que les règles de préservation de la faune ne sont pas appliquées à la règle. Le capitaine leur balance un bout de mangue...!

Plus loin, plusieurs bébés crocodiles prennent le soleil, leurs yeux sont blancs !!!

Des cactus dans les falaises

Après tout ça on déjeune dans un super resto, La Cocina de la tia, qui est aussi l'atelier de peinture du propriétaire et un magasin pour une association de femmes créatrices. Il enseigne aux jeunes de la petite ville.  


Un peu de route avant de retrouver l'hôtel où on se refait une beauté et on préchauffe sur la terrasse ET LE PLUS IMPORTANT pour la piñata qu'on installe discrètement au préalable avec l'aide du réceptionniste de l'hôtel !! 

On est super excités de faire monter Arnaud sur la terrasse. C'est en petit comité qu'on fête sa bougie avec une playlist spéciale Mexique choisie par Seb et du pox artisanal, à 80 pesos acheté à Giovanni (le réceptionniste, trop saucé qu'on fasse une piñata) ! Gros succès, on se marre beaucoup en voyant Arnaud galérer, les yeux bandés à tenter de frapper tandis que Luis soulève la piñata avec la corde ! Un bon moment. 


On dîne tacos et quesadillas puis direction la teuf à la pulquería Octli. Ce qu'on sait de cet endroit : une teuf dans la "jungle" avec du son trance. 



On boira du "pulque" fait ici, c'est une boisson à base d'agave. On a droit à des bieres de 1L avec le ticket d'entrée ! On fait la rencontre d'un français, Anthony, qui vit ici depuis un moment, perdu dans sa jeunesse. On parle avec un jeune d'Arabie Saoudite, on rigole avec quelques allemands. On prend le chemin retour sur les coups de 4h30, heure des coqs. Le chemin est loin... À la moitié, à pieds, on trouve enfin le taxi qui nous déposera à l'hôtel.

Samedi 3 juin

On se lève plutot tot. On parcours la ville le matin. On endossera le rôle de "free tour guides" des copains pour la matinée. Avant ça, un bon petit déjeuner chez Xocol-na des churros et des chilaquiles. Puis on fait le tour de la ville... marché, église, quartier zapatiste.


Rencontre avec le galeriste américain qui cloisonne les oeuvres sur les murs depuis 10 ans, par superposition. "Imaginez qu'un jour on découvre une petite pièce et qu'en voyant casser les murs on tombe sur des œuvres d'art?!"

On prend un café dans la cour du petit atelier artisanal devant lequel on est passé plusieurs fois les jours précédents. 


Visite de l'église de Guadalupe et dégustation de mango-piña (avec la technique du sucer de mangue, très difficile de ne pas s'en mettre partout!) 

On passe prendre un verre sur le toit du Kinoki puis on rentre se préparer et faire l'apéro sur le toit de l'hôtel.

On rencontre Raz dans la rue durant le dîner. Il nous donne quelques conseils bar et on prévoit de se retrouver au Midnight Club.


Le Midnight Club, c'est dans une sorte de hangar avec un skate Park, une vibe très underground un peu berlinoise. Même principe ici on a des bières géantes avec le ticket d'entrée. On recroise pas mal de gens qui étaient la veille au Octli, il semblerait que ce soit le même schéma chaque weekend. Le son est bien notamment une DJ qui nous envoie de la bonne techno bien mélodique avant de prendre son shift au bar ! On remarque que les DJs travaillent ci et là dans le club : à l'entrée, au vestiaire, au bar..
On rentre au petit jour, on peut dire qu'on a bien fêté les retrouvailles avec les copains.

Dimanche 4 juin 

C'est la fête des mères et aussi la fête de Coti !
On traine au lit, on regarde la série "Florida Man", puis on va déjeuner à Las Lolas


On se retrouve tous sur le toit le soir, on discute avec Arnaud, Seb et Nass, qui nous raconte leur fin de soirée avec des personnes rencontrées au club. 

Lundi 5 juin 

La matinée est tranquille, on ne se réveille pas trop tard, on fait nos sacs pour le départ de ce soir. On retourne prendre un énorme petit déjeuner chez La casa de las Lolas

Il pleut des trombes, sans réelle relâche, mais on décide d'aller quand même à San Juan Chamula pour aller voir l'église dont on nous parle tant, aux rites et coutumes particuliers. 

On décide de braver la pluie ! (C'est pas gagné)

Un beau stand de fruits sur notre route

Arnaud se fait interviewer par une étudiante pour son cours d'anglais

On ne peut pas filmer ni prendre en photos, c'est une expérience assez particulière. Entre rites mayas et religion chrétienne l'ambiance y est très particulière. On est mitigés sur nos sentiments, à la fois intrigués et curieux de voir ça, à la fois gênés de voir des femmes "guérisseuses" caresser avec un poulet vivant le corps des personnes qu'elles estiment avoir une maladie grave (le diagnostic est fait en prenant le pouls) . Le poulet est sensé absorber le mal puis est libéré de ses souffrance en lui tordant le cou à la fin de leur incantation. Ensuite elles boivent du pox (le médicament- boisson alcoolisée à base de maïs) et/ou du coca (boisson sacrée). 

On se sent un peu malades tous les deux et on met ça sur le compte des excès du weekend. 

On rentre passer le temps à l'hostel, où se trouvent nos affaires, on se change, on recharge les batteries et on se met en chemin pour le resto de burger avant de retrouver le terminal ADO (celui de notre arrivée ici) pour le bus de nuit pour Puerto Escondido. Un trajet de 12h nous attend. On se couvre, doudoune, chaussettes, jogging pour savoir qu'à l'arrivée on aura 30°C de plus !  

Commentaires

  1. Je me suis perdue dans la chronologie du voyage… je vous ai laissé à Tahiti… là je repars en arrière… quels beaux endroits vous aurez vus !!flo

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