Mexico city - Mexique 🇲🇽
Lundi 12 juin
Arrivée le matin après le bus depuis Puerto Escondido. Le trajet se passe bien et il passe vite après 85% de notre trajet à dormir !
Quand on arrive on trouve le métro rapidement et grâce aux cartes données par les Australiens rencontrés à San Ignacio, au Belize, on charge de quoi faire 2, 3 trajets. On s'arrête à la station et on arrive dans notre Airbnb, dans le quartier de la place de la Revolución. C'est un immeuble type art déco. Sur les photos c'est beau, c'est grand, c'est lumineux... La réalité est toute autre mais la chambre fera l'affaire pour deux nuits !
On aimerait bien faire des musées mais c'est lundi, la plupart des musées sont fermés ! On aimerait voir la maison - atelier de Luis Barragán, un architecte mexicain, connu pour la couleur dans son travail mais sans prendre les billets via internet au préalable c'est impossible...
On décide de se balader dans le centre historique.
Le ventre plein on passe par le parc Alameda Central. On se repose sur un banc en observant les passants, les jeunes, les clowns qui passent sous nos yeux. Un homme qui semble éméché se pose à côté de notre banc le temps d'une chanson puis s'en va. Un happening?!
On reprend notre chemin. Plusieurs fontaines dessinent le parcours jusqu'à la station de métro Bella Artes, construite sur le modèle des stations parisiennes de Guimard !
Le palacio postal date du début du XXe siècle dont la construction et le style étaient des plus modernes à cette époque.
Un immeuble à la façade recouverte d'azulejos... On entre, c'est une chaîne de grand magasin (Samborns) accolée à un restaurant avec pleins de pièces, un grand patio de style colonial, un violoncelliste joue pour les clients. On se balade dans tous les recoins.
Devant le Templo de San Francisco, un homme joue de l'harmonica, on lui donne quelques pièces sans qu'il sourcille, on entre se rafraîchir et observer les peintures.
On passe la porte d'un bâtiment ancien (musée Citibanamex), il y a là une exposition du travail des architectes Sordo Madaleno. On y voit leurs maquettes, des plans, des vidéos.
On s'approche de la grande place de la cathédrale, la Plaza de la Constitucion, par la rue commerçante. Une boutique coca cola fait la part belle à toutes sortes de saveurs de la marque. Première fois de notre vie qu'on voit une boutique dédiée au Coca Cola...
On est pas au bout de nos surprises quand on arrive sur la place qui jouxte la cathédrale. Un ensemble militaire est là et se prépare à... On ne sait pas encore bien quoi... Un monsieur nous dira qu'ils vont montrer les armes et descendre ce grand drapeau qui flotte devant nous. Il s'agit de la cérémonie de fin de formation de l'école militaire.
La parade s'agite, l'orchestre joue en marchant aussi. Ils tirent même des coup de feu en l'air !
Dans la cathédrale métropolitaine de Mexico on voit ce pendule. Le sol sous Mexico City est très instable et beaucoup de bâtiments s'y enfonce, ce qui donne des inclinaisons étranges. Dans le cas de la cathédrale, elle a coulé jusqu'à une vitesse de 8cm par an ce qui est expliqué par la trajectoire suivie par le pendule qui est suspendu en haut de la coupole. Dans les années 90, ils ont commencé à injecter du béton dans le sous sol, et la trajectoire est répartie dans l'autre sens.
On apprend plus tard que les premières pierres de la cathédrale ont été extraites des décombres du temple aztèque qui se tenait autrefois à sa place. C'est la plus grande cathédrale des Amériques (de style baroque Renaissance, néoclassique et mexicain).
On passe el Templo Mayor, détruit, tout comme l'intégralité de la ville, au XVIe siècle, lors de la disparition de l'Empire Aztèque. Des fouilles ont permis de mettre au jour les fondations en 1978, en rasant des immeubles et une artère de la capitale.
Des graffitis sur la façade de la chambre des députés. Une manifestation a eu lieu il y a peu de temps, probablement liée au droits LGBT.
On assiste à un spectacle devant le palacio de Bellas Artes.
Pour profiter d'un beau coucher de soleil, Fresia, la femme qui gère l'immeuble dans lequel on reste ces jours-ci, nous conseille le Cha Cha Bar. Deux jus et quelques tacos gourmands à la fleur de courgette, le spectacle peut commencer.
Mardi 13 juin
Objectif du matin : la maison Frida Kahlo, la Casa Azul (la Maison Bleue). On a pris les billets en avance, indispensable autrement. On aimerait y aller à vélo mais on a mal calculé le timing et entre télécharger les applis, rentrer les passeports, on lâche l'affaire, ça sera en métro !
On croise les travailleurs à cravates au pieds des buildings, devant des camions de tacos. C'est la pause petit dej on dirait bien. Ou peut être que les gens achètent leur déjeuner pour manger au bureau le midi ?
Les panneaux sont surmontés de petits coyotes
Un vendeur de crevettes au kilo devant son coffre ouvert et ses glacières
On arrive dans le quartier de Coyoacán. Des couleurs sur les bâtiments, des fleurs partout, on sent que le quartier est riche. On fait une halte chez Daría pour petit déjeuner. C'est très bon mais en face d'une salle de sport avec du hardrock !
On arrive devant la Casa Azul. Rêve de Coti que de visiter cette maison où cette artiste a grandi, vécu, dessiné. C'est un lieu inspirant, haut en couleurs, aéré. De pièces en pièces on devine le quotidien de Frida, l'ambiance y est joyeuse, des détails, des objets partout. On en apprend plus aussi sur leur engagement politique avec Diego Rivera, eux qui ont appuyé la demande d'asile et accueilli dans leur maison Léon Trotsky.
Dans la cuisine des minis poteries décorent le mur et forment des colombes, le nom de Frida et celui de Diego.
Les cendres de Frida sont dans cette petite statue sur la table de sa chambre
Un lien de photos intimes de Frida par Julien Levy
Avant de revenir vers chez nous on passe au Mercado Artesanal pour trouver des petits souvenirs.
Des "milagros" dans une église. On accroche ces petits pendentifs qui représentent le(s) membre(s) du malade avec une prière sur un tableau avec une prière
On découvre les rues du barrio de Coyoacán, au gré des parcs, l'église de la Conchita est fermée.
Des stands de nourriture dans une sorte de marché couvert nous appellent. On teste une sope et une quesadilla à la fleur de courgette dans un petit food court a côté de la place. Ça n'a pas la finesse d'hier mais ça nous tiendra pour l'après-midi qui est déjà bien entamée. On est content finalement de remanger de la street food qu'on a largement évitée depuis nos épisodes de touristes.
On repart vers Condesa pu on visite une galerie d'illustrations, une de gravure sur bois, on se promène le regard alerte de tout pleins de détails, de couleurs. On tomberait presque amoureux de la ville...
La galerie Lugar de Huida
On arrive tout juste pour repartir au spectacle de Lucha Libre dans un quartier "pas si loin" sur le plan ! On passe par un quartier semi-barricadé, le secrétariat du gouvernement.
On arrive à l'entrée de l'Arena Mexico où on nous demande de laisser la GoPro au vestiaire, mais on nous laisse les téléphones, ce qui nous semble un peu absurde puis on se fait placer.
On est assez proche du ring, juste a coté de la piste que les Luchadores empruntent pour arriver et repartir. C'est une ambiance familiale à l'américaine (étatsunienne devrait-on dire..), avec beaucoup de touristes, les gens prennent de grandes micheladas et des nachos. Le spectacle commence avec un combat de nains 3v3 ! On comprend un peu l'ambiance avec le public qui tente d'interpeller les combattant et crient des phrases parfois d'insultes parfois simplement comique. On ne comprend pas tout mais c'est quand même plutôt bon enfant.
C'est au final très très proche du catch américain, très théâtralisé avec pour but de chauffer le public et de faire rire. Et surtout il y a les masques, tous plus brillants les uns que les autres. Il y a à chaque fois un groupe de méchants : les rudos et un groupe de gentils : les técnicos. Dans le combat féminin, les méchantes tentent de draguer l'arbitre. Assez souvent les rudos usent de ruse ou se mettent à a plusieurs sur un ennemi. La situation est alors critique pour les tecnicos qui à force d'abnégation et de bravoure parviennent à vaincre (mais pas toujours !). C'est le cas dans un combat ou apparaît Blue Panther, qui est d'après nous un catcheur à la retraite qui faisait un retour juste pour la soirée. Il se fait littéralement enchaîner pendant 15 minutes par l'équipe adverse et tout la foule, feint d'être choquée et hurle " noooo, abuelooooo, daja le ! Abuelooooo", nous y compris. Évidemment il survit à l'enchaînade et avec ses jeunes collègues reprend le dessus et triomphe devant la foule déchaînée !
Les catcheurs sont pour la plupart de très bons acrobates et si on est assez près pour voir qu'aucun coup n'est porté, ça reste très impressionnant de les voir sauter depuis la troisième corde jusqu'à en dehors du ring sur le malheureux adversaire. Assez souvent d'ailleurs le combat sort du ring pour se rapprocher du public. C'est le cas pour nous quand un Néandertal vient essayer d'étrangler un catcheur masqué sur le plexiglas pour notre plus grand plaisir.
Le show dure ainsi quelque heures et à la fin on reste un peu et on parvient à avoir un selfie avec un catcheur ! Soirée réussie !
Mercredi 14 juin
Aujourd'hui, gros morceau, on va visiter le musée d'anthropologie. On nous en a beaucoup parlé et on a hâte d'aller démêler le vrai du faux de tout ce qu'on a entendu sur les civilisations pré-hispaniques du Mexique. On prend un bus et on descend dans un quartier d'affaires qui semblent bien trop luxueux pour qu'on y trouve un petit déjeuner dans notre budget. Qu'importe on décide de marcher à travers le parc Chapultepec pour rejoindre le musée. Des stands de lunettes, de tatouage et nourriture s'installent de bon matin.
On finit par trouver un café librairie où on mange ... des crêpes ! Oui, on a parfois besoin d'une pause de la cuisine mexicaine...
On arrive devant le musée qui est grandiose. On refuse de faire une visite guidée car ça nous semble cher et qu'on veut pouvoir s'arrêter quand on veut. Une fois dedans on peut admirer la fontaine monumentale, prouesse architecturale qui est fascinante. Suspendue dans l'air, elle semble flotter malgré sa taille, centrée sur les 4 pans du bâtiments et ses salles aux différentes thématiques.
Le musée est immense et on ne sait pas trop par où commencer. On suit les conseils d'un blog de voyageur et on commence par l'étage supérieur où sont reproduites des scènes de vie et des mini villages des peuples indigènes contemporains du Mexique. C'est un peu comme si on commençait par la fin... Le musée est super bien fait, il y a des objets magnifiques et on peut même sans tout lire se faire une idée des modes de vie des différentes ethnies. On redescend et on a les différentes grandes civilisations regroupées dans des grandes ailes du musée, chacune ayant un accès à l'extérieur avec des reproductions de bâtiments.
On commence par Teotihuacan qui est une cité état proche de Mexico-city, considéré comme la ville a la base de la civilisation mexicaine. On voit ensuite les différentes civilisations selon leurs zones géographiques : Oaxaca, à l'ouest, les Mayas, au Sud, le golfe du Mexique et enfin les civilisations autour des montagnes de México City, qui incluent les fameux aztèques et les Mexicas, qui donneront leur nom au pays après avoir uni les civilisations environnantes. Une chose qui nous touche de nouveau dans ce musée, c'est a quel point on ressent les différences entre ces civilisations. Elles ont évidemment énormément de points communs, mais les matériaux, les techniques, les représentations ont un caractère propre qui permet de les distinguer nettement.
C'est vraiment fascinant à voir, mais au bout de 3h30 de visite, on jette l'éponge, épuisés, nos cerveaux ne peuvent simplement plus recevoir de nouvelles informations. Il nous manque 2 salles qui concernent les civilisations du nord est. On les à sciemment éliminé parce que cette zone ne fait pas partie de notre voyage. Il fallait bien faire un choix! On pourrait y passer 4 jours si on voulait bien prendre son temps...
On sort se poser sur un banc pour manger notre picnic et on voit qu'il y a un homme qui joue du pipeau en haut d'un mat. On voit ses collègues en costumes traditionnels qui se préparent en bas, on va avoir la chance d'assister à la cérémonie des "voladores" de Veracruz ! 4 hommes montent en haut du mat et font tourner une sorte de tourniquet pour enrouler 4 cordes. Ils s'attachent ensuite à ces cordes par la taille et se jettent dans le vide, tête en bas. Sous leur poids, le tourniquet tourne et déroule lentement les cordes pendant qu'ils s'écartent du mât avec la force centrifuge (ou centripète ??). Certain d'entre eux continuent de jouer de leur instrument, tête en bas. Ils arrivent finalement au niveau du sol et se remettent gracieusement à l'endroit pour atterrir. C'est impressionnant et bien maîtrisé. Comme souvent devant ce genre de tradition on se demande quel cerveau original à bien pu pondre une chose pareille..
On se remet en marche à travers le parc pour retourner se promener à Condesa. On est invités le soir chez les parents de Rosa del Carmen, la fiancée du frère de Coti, Louis (pas encore fiancés à ce moment d'ailleurs, car la demande aura lieu dieux jours plus tard !). On veut trouver des orchidées pour amener à Virginia, la mère de Rosita.
Un écureuil curieux en chemin
On s'arrête pour manger une glace (même deux pour Luis suite à une erreur du serveur, qui nous la facturera quand même ..) à la Neveria Roxy, une institution depuis 1946! Puis on cherche des fleuristes et on se rend compte qu'il n'y en a pas beaucoup dans le coin, Mexico City est immense et la notion de coin même y est toute relative. On se retrouve donc un peu en panique car le temps presse pour ne pas arriver trop en retard au dîner.
On finit par trouver les orchidées, on rentre le plus vite possible chercher nos bagages en métro car aucun taxi ne veut nous prendre. On commande un Uber en catastrophe pour arriver quasiment une heure en retard chez Marcos et Virginia. Ils sont très compréhensifs, ils savent ce que c'est que de se déplacer dans cette immense ville.
La maison est très belle avec beaucoup d'espaces extérieurs. On a le droit à un super repas complètement végétariens et même à du champagne et du délicieux vin rouge mexicain. On est heureux d'avoir la possibilité d'échanger en espagnol avec eux et Valeria et Fernando (fille cadette et son copain). On est plutôt fiers d'arriver à tenir la conversation, même si par moment on bafouille un peu ou cherche nos mots.
On visite l'atelier de Valeria qui est en école d'art à Chicago, et fait de très belles choses. Ana-Paula nous rejoint en fin de diner, elle a passé son dernier examen !
Le temps file vite et on doit partir rapidement pour aller prendre notre bus de nuit pour Sayulita. Adorables jusqu'au bout, Marcos et Virginia insistent pour nous y accompagner, alors qu'il y a quand même près d'une heure de route aller. C'est l'occasion de continuer de discuter. Ils nous parlent de la ville et de la vitesse de son expansion et à quel point leur quartier a changé.
On arrive à la gare, grosse accolade et nous voici de nouveau tous les deux, direction Sayulita, où on espère bien pouvoir surfer !


Ouah !!! Trop contente de cette visite de Mexico ! J’ai retrouvé des souvenirs : la musique, les oiseaux, les couleurs… quelle chance d’avoir vu la Casa Azul !! C’est mon rêve aussi !! Cet hiver il y avait une expo Frida K au musée Gallieni… ses habits et bijoux… j’ai lu plusieurs livres sur elle et Rivera…et Trotsky !…merci merci… très bien votre blog !!! Bisous
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