Los Angeles - Etats Unis 🇺🇲
Mercredi 21 juin
Nous arrivons à 10h30 à Downtown LA après un trajet très efficace avec le bus qui nous dépose à quelques blocs de l'hôtel. En 10 minutes, on arrive dans l'hôtel Freehand, super classe, après avoir croisé un melting pot de latinos, de clochards, de hipsters... L'ambiance de los Angeles comme Coti l'a connu il y a 11 ans est restée assez similaire. On peut voir une femme marcher d'un pas pressé, une piñata sur la tête, une bande de jeunes en skates habillés tout en noir débouler à grand fracas durant 20 secondes, un clochard et son caddie rempli de breloques, une femme en Crocs rose promène son chien à chaussons bleus aux pattes, une autre traverse la rue avec 6 énormes verres en plastiques remplies de boissons caféinées où fruitées sur un support en carton...
On dépose les valises, la chambre n'est pas encore prête, on se fait un brin de toilette dans le lobby plein à craquer.
Ces jours-ci on a un problème avec la banque du compte commun qui refuse de faire passer les virements sans validation sur le téléphone de Luis qui a suspendu sa ligne pendant le voyage... On est un peu stressés de la tournure que cela pourrait prendre. Heureusement il nous reste les 2500 pesos que les militaires corrompus mexicains n'avaient pas trouvé ! Direction le bureau de change. Avec les prix d'ici ça devrait nous tenir la journée...
On se dirige pour déjeuner au food market. Ça bouillonne de gens venus prendre leur pause. Il y a toutes sortes de cuisines du monde, burger, mexicain, asiatiques et on voit même un stand avec des pupusas, la spécialité du Salvador. On décide de partager un plat philippin chez Sari Sari à base de riz et d'aubergines, excellent.
On continue la promenade, on passe devant le mini funiculaire orange et au milieu des grattes ciels. On passe devant le musée d'art moderne, un bâtiment expose Basquiat, et la salle de concert Walt Disney music hall, désignée par Frank Ghery.
On se rend ensuite au Broad, un musée d'art contemporain d'un couple de collectionneurs éponymes. Il y a une expo Keith Haring en ce moment dont on a vu la pub un peu partout dans la ville.
On commence par la collection permanente. Emle est plutôt "petite" et nous permet de prendre le temps de voir chacune des œuvres, de les analyser. Il y a même du Basquiat. Entre Jeff Koons, Frank Lichtenstein, Yayoi Kusama et d'autres artistes, le troisième étage est un régal, on rigole et parfois on s'interroge beaucoup sur le sens des oeuvres...
Quand vient l'expo sur Keith Haring on est agréablement surpris de découvrir son travail...
Un travail très divers, très politisé. Keith Haring évoque a la plupart les figures, bonhommes et loups qui dansent mais en réalité, il est porteur de bien des messages (le monopole blanc "the white supremacist", l'homosexualité, la religion). Il s'est fait connaître jeune, pris sous l'aile d'Andy Warhol, et quand a débuté sa carrière et qu'il a gagné en notoriété il a énormément milité pour un art accessible à tous avec un petit magasin plein de petits objets. Et aussi, surtout, pour la cause du SIDA auprès des jeunes. Il en est d'ailleurs mort à.... 31 ans, très jeune. l'Expo est super bien faite et on ressort en ayant beaucoup d'admiration pour ce grand artiste.
On continue notre visite de DTLA (DownTown Los Angeles) et ses personnages. Un ado est sur une trottinette électrique avec son skate à la main pour rejoindre rapidement le groupe qu'on a vu et sur lequel il est en retard. Un clochard tape sa pipe devant un building, le vigile qui le regarde. Un hélico fait du sur place.
On passe à la "The Last Bookstore" une librairie de livres d'occasion incroyable que Coti connaissait de son séjour en 2012. C'est un véritable labyrinthe avec beaucoup des décos sympa et des livres en tout genre.
On décide ensuite de rentrer à l'hôtel pour faire le check-in et profiter du rooftop avec piscine. On prend un bubble tea et un donut en chemin. Le dortoir est carrément classe et confortable. On part avec nos serviettes sur le toit mais ils fait déjà un peu froid. Luis décide de se baigner quand même parce que ce serait c*n de pas en profiter et il regrette instantanément. On n'est décidement plus habitués aux températures septentrionales !
Après la piscine on decide de se mettre en quête d'un food truck vegan qu'on a repéré et on se rend à son emplacement habituel sans le voir, malgré un post Instagram qui annonce sa présence. On tourne et on demande aux gens s'ils l'ont vu et on se rend compte qu'il est déjà trop tard : les gens dînent tôt ici. On se replie sur un snack turque à l'entrée d'un parking qui fait de supers falafels.
On rentre se coucher tôt, on avait projeté de célébrer la fête de la musique mais on est vraiment épuisés après toutes ces heures de bus et de marche en ville. D'autant plus qu'on prend de nouveau le bus le lendemain pour rejoindre Stefan à San Francisco. Par un hasard heureux de calendrier, on arrive pile le weekend de la gay pride : ça promet d'être la fête !
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