San Cristóbal de Las Casas - 1/2 - Mexique 🇲🇽


Le parque "Cerillo"

Mercredi 24 mai


Après le séjour dans la jungle, on revient donc à Palenque et la connexion pour San Cristóbal de las Casas est de 5h, alors on squatte littéralement le café Jade, à quelques minutes du terminal ! Un bon jugo de mango, un "tazcalate", une salade fraîche et "una sopa azteca" feront l'affaire avant un long trajet en bus.

Le tazcalate


On arrive au terminal pour le départ de 21h15 et le trajet commence par deux contrôles en 5 minutes. Puis 15 minutes plus tard, un autre. On se dit que ça s'annonce long... Mais on est pas au bout de nos peines ! Après 1h de route on est coincés derrière un camion qui a un problème. On attendra 1h avant de reprendre la route (qui doit durer normalement 6h).

La route principale (orange) est non pratiquée car risque potentiel de banditisme... C'est donc la bleue qu'on fait, biiiien plus longue


Jeudi 25 mai


Vers 5h30 du matin, on est de nouveau arrêtés sur la route... Un camion a brûlé un peu plus loin et on doit attendre de pouvoir passer.. au bout de 2h on voit des voitures et d'autres bus dans notre genre, nous doubler. 4 hommes descendent du bus pour parler au chauffeur qui attend dehors, une fois qu'ils sont tous remontés on double aussi à notre tour.. heureusement que le chauffeur s'est laissé raisonner et on arrive à San Cristóbal sur les coups de 8h30 (soit 2h plus tard. 


Quand on arrive à la Posada del Abuelito on nous accueille avec le petit dej, c'est royal. On trouve un peu de réconfort auprès de tartines de pain (qui ressemblent enfin au pain français) et des oeufs brouillés préparés minute par 3 cuisinières aux fourneaux. Le petit dej est inclus et la chambre est vraiment pas chère (16€ la nuit), le décor adorable, dans une posada avec deux cours intérieures, pleine de couleurs et de végétation. On comprend les affiches et autres récompenses au mur! 

On profite de l'après midi pour se reposer et Luis travaille sur une candidature. Pendant ce temps je vais me balader en ville et la découvrir, pleine de couleurs, de street-art, de boutiques, de galeries...

Dîner au restaurant Kukulpán en traversant le quartier de notre hostel, c'est mignon comme tout, toujours des graffitis partout. On s'arrête tous les 4 mètres, il y a tant à voir !

Vendredi 26 mai


On veut faire un atelier pour apprendre sur le chocolat, le cacao, l'histoire et sa place dans la culture mexicaine. On se trouve un atelier derrière notre hôtel, au Museo del kakaw à l'intérieur du Museo de la Jade dans l'après midi. 


Le matin c'est petit tour de la ville avec découverte du marché pour acheter de quoi nous préparer nos futurs déjeuners à l'auberge on apprend que c'est la saison des mangues, on est tout fous !


On rencontre Julia et Florian, deux français en voyage long qui vont dans l'autre sens, on leur donne des conseils pour les pays à venir, et l'adresse de notre blog.

On profite du calme de notre hostel pour le déjeuner, un appel à la famille Dupleix et il est temps d'apprendre ! Alejandra est passionnée par le chocolat. Elle travaillait dans le droit et s'est dirigé vers des causes sociales, féministes et fait des conférences, des émissions de radios ! 


On apprend que faire du chocolat au Mexique relève de la cérémonie, que chaque étape nécessite une attention particulière, il faut se dédier entièrement à ce met qui va énergiser notre corps et lui apporter des vertus bien spécifiques. C'est un moment ludique qui dure 2h30 et on est contents de repartir avec non pas deux mais trois tablettes ! 

Il ne restera RIEN !


En rentrant on se fait une session sport puis on va dîner avec le Julia et Florian chez Loving Hut, restaurant vegan et coréen. La propriétaire est mariée à un canadien et ils sont venus s'installer à San Cris il y a 11 ans, après un coup de coeur durant ses études ! 

 On rentre, on aperçoit Ricardo qui prépare des cocktails dans la cuisine 
- ¿Que pasa? 
- ¡Es pox-ito night !
(On est que tous les 4 dans la cuisine avec lui)
- Mais on est pas nombreux !
- ¡ Quizás van a venir !

On s'installe alors avec lui, Florian, Julia et Angelica, une péruvienne, on apprend quelques "lisuras" ("gros mots" en péruvien) et autres expressions. Espérons que demain on ne soit pas "crudos, resacas" (en gueule de bois, chaque pays a un mot différent pour ça ...) ! 

Samedi 27 mai


On commence la journée par un bon petit déjeuner à l'auberge puis direction "Plaza de la Paz" (la place de la Paix) pour un Free walking tour avec Anna Guadalupe à 10h. Elle considère qu'on est un petit groupe, on est quand même environ 25 ! 

On commence par un stop devant burger king où on apprend qu'un mexicain boit 3L de coca par jour en moyenne, et qu'au Chiapas c'est plutôt 4 ! C'est un fléau et les entreprises, en dehors des grosses villes, se sont implantées (coca cola notamment, grupo modelo, Danone ...) et raflent l'eau pour produire leur boisson, au détriment du système d'eau pour les habitants. Il y a souvent des coupures, au profit des usines, Coca Cola a signé une concession de 95 ans avec le gouvernement qui leur attribue des milliers de mètres cubes d'eau ! L'eau est souvent contaminée a cause d'un mauvais traitement  des eaux usées et Ana-Guadalupe nous déconseille même de se brosser les dents avec l'eau du robinet. Bref, l'eau est déjà un sujet très politique ici. 

Ana Guadalupe et Pancho

Elle nous apprend que Coca cola s'est implanté et a envahi les petits commerçants et restos de rue en offrant des services, du mobilier, allant même parfois jusqu'a peindre la façades des églises en demandant seulement en échange qu'il vendent du coca. C'était gagnant gagnant pour les commerçants et le fléau s'est répandu très vite. La "coca" et la "cola" sont deux plantes connues chez les Mayas pour leurs vertus curatives, ainsi la boisson noire passait pour une boisson saine. Elle a même acquis dans certaines tribus un caractère sacré, la boisson noire opposée à la boisson claire, le pox, toujours dans cet esprit de dualité, si important dans les civilisations pré-hispaniques.

On passe par l'église de Guadalupe où la façade démontre le mélange des croyances, entre mayas et catholicisme.

Le temple de Santo Domingo de Guzmàn


On apprend qu'il y a beaucoup de civilisations au Mexique et que pendant longtemps on a considéré que les aztèques étaient là civilisation ayant fondé le mexique. En réalité, le sont plutôt les Mexicas qui ont réunis différentes cités états et régions dont les aztèques. 

Ensuite, un tour au marché. Les mangues sont à l'honneur (c'est la saison, il y en au moins 6 sortes différentes : manzana, piña, vertes, rouges, oranges, grosses, petites, etc..!). Les fruits, boisson, épices, spécialités de la région, sont tout autour.
La guide nous parle de l'atolario, une boisson à base de maïs (encore..) sensée booster le système digestif. On passe ensuite par la section viande qui est difficile pour tout le monde y compris les non végétariens, avec les odeurs de chicharon et de sang et autres fritures qui se mélangent. Puis on monte un escalier pour trouver la section des offrandes traditionnelles : bougies, palo santo, copal, etc.. On a l'impression de se retrouver sur le toit mais on est simplement revenus au niveau de base. 


 Après nous avoir fait déguster les petits fruits jaunes dégueus qu'on avait testé à Guatemala city (Luis passe son tour, des fruits au goût de parmesan, non merci) et des graines de haricots au goût d'ail, on fait une petite pause café chez Kukulpan. On rencontre Pancho, un vieux chien errant  qui a pour habitude de suivre le groupe du free tour, pour récupérer de la nourriture. Vu son surpoids, ça semble être une stratégie payante. Il va nous suivre jusqu'à la fin du tour et aboyer sur les voiture. Ana Guadalupe dit que les Mexicains ont dans la tradition besoin d'un chien pour les accompagner dans l'inframonde au moment de leur mort, elle a deux chihuahua qui sont trop petits donc elle compte plutôt sur Pancho! 

On trouve des petites figurines dans des bombes de peinture sur des poteaux dans la ville



On arrive dans le quartier revendiqué Zapatiste avec beaucoup de graphes sur les murs. La visite continue d'être très politique, la ville l'est pour sûr.
Ana Guadalupe nous parle rapidement (d'après elle) de l'histoire de ce mouvement.
Emiliano Zapata est un révolutionnaire  de 1910. Il y a eu de nombreux conflits entre les zapatistes, le mouvement qu'il a inspiré et le gouvernement a partir de 1994. Les revendications de ce mouvement sont anticapitalistes, les droits des indigènes et des femmes. Le traité de libre échange nord américain, le NAFTA a été l'un des déclencheurs : il était sensé mener le Mexique a un niveau de vie semblable à ses voisins du Nord, les USA et le Canada. Or, dès son entrée en vigueur, les producteurs de maïs on vite constaté que le marché a été inondé par la mais des États-Unis, extrêmement subventionné par le gouvernement et donc moins cher. En 1994 se déclenche un conflit qui durera 9 ans. L'évêque Samuel Ruiz de San Cristóbal fut mediateur des négociations de paix et la cathédrale de la paz fut renommée ainsi. Les zapatistes obtinrent en 1996 la signature de l'accord de San Andrés qui reconnaît le droit a l'autonomie des communautés indigènes. En particulier il prévoit le droit d'organiser le gouvernement communal selon les traditions indigènes, le contrôle du territoire et des ressources. 
Entre 1996 et 2019, le mouvement zapatiste effectue de nombreuses manifestations, participations au élections, tournées nationales. Il crée jusqu'a une trentaine de caracoles les gouvernements locaux dans le Chiapas. 
Par la suite le gouvernement mexicain a utilisé la présence de narco-trafficants dans la zone pour accuser les gouvernements locaux de corruption, envoyer l'armée et reprendre progressivement le contrôle du territoire. Mais certains acquis de cette lutte subsistent : les indigènes ont leur gouvernement, les jeunes de l'état du Chiapas sont de fervents féministes qui continuent de se battre contre les grandes entreprises qui s'accaparent les ressources (au prix de nombreuses disparitions et assassinats).  Le mouvement zapatiste considérait que n'importe qui pouvait accéder à n'importe quelle fonction. Aussi certains grafs mettent à l'honneur des femmes leaders du mouvement comme la Commandante Ramona. Il y aurait énormément de choses à dire sur le zapatisme, mais voici ce qu'on nous en a dit. Il semblerait que ce soit un mouvement très compliqué, avec une histoire mouvementée. On ressent très fortement sa présence a San Cristóbal, qui est une ville de militants, avec plein d'artistes et de tiers lieux (comme le cinéma Kinoki ou nous iront par deux fois).

L'adobe : brique de terre contenant des déchets, du compost, du sang d'animal. Les murs sont fait de ces matériaux depuis 400 ans

Les 4 piliers du Mexique (l'influence américaine, la drogue, la religion, les réseaux sociaux)
Samir, Freddy et plus... ce sont des journalistes ou activistes tués par le gouvernement. On compte 700 morts 2000 disparus l'an dernier (2022)

Nous finissons la journée par un dégustation de Pox. On en a déjà bien bu hier lors de la poxito night, mais celui là a l'air de qualité supérieure donc on se laisse faire et on goût le pox nature, a l'hibiscus (Jamaica) et au chocolat.
On apprend que Pox veut dire  "medicine" et serait utilisé pour retirer le mal, laver l'intérieur du corps.


On rentre et on aperçoit une affiche qui propose la cérémonie du temazcal. C'est dehors de la ville, c'est demain, on ne se pose pas plus de questions que ça, on contacte le numéro, on ira. C'est la dernière chance de pouvoir assister à cette cérémonie de notre séjour car en s'éloignant du Chiapas on va vraiment s'éloigner de cette tradition. On doit trouver des offrandes avant la cérémonie, on achètera de l'encens et on apportera nos mangues du marché.

Un atelier, restaurant dans une cour intérieure

On avait envie de voir un film depuis le début de nos vacances... on a la recommandation d'Anna Guadalupe d'un bon cinema indépendant dans San Cris, alors cinéma ça sera ce soir ! "Transition", film mexicain d'une française coincée dans une marina au moment où arrive le confinement.
Rencontre avec Samuel, canadien orthoptiste, on dîne avec lui et une de ses amie qui le retrouve après la séance. On papote, on dîne puis on se quitte. Rencontre rigolote et éphémère !


Dimanche 28 mai

Le Temazcal
On a rendez-vous à 11h chez Nana Xmal Ton (prononcer Ishmal ton)
C'est un jeune de San Cristóbal, de la famille de la chamane qui nous ouvre. Il y a une vénézuélienne, son copain en kilt, un écossais prénommé Benjamin, et une jeune du Costa Rica.
On est pas vraiment à l'aise (cf. la photo ci dessous!) car on ne sait pas exactement à quoi s'attendre. Xmal demande à Benjamin de nous aider à traduire mais nous lui disons qu'on comprend, qu'il ne s'embête pas. Une locale nous rejoint. Aujourd'hui est un jour spécial puisque c'est l'anniversaire maya de Xmal, ce sera donc un temazcal sous son signe, son histoire.


On se met en cercle autour du feu qui alimente les pierres chaudes et on commence par écouter avec attention Xmal qui demande aux esprits de la famille de venir à nous, de l'accompagner pour cette cérémonie spéciale. Les 4 points cardinaux invoqués, des cercles et de l'encens et on doit entrer dans la tente. 

Coti étant la 3e plus âgée (après Xmal et la locale) elle rentre donc accroupie et vient rejoindre le "côté des femmes"
Les "abuelitas", les grands-mères, représentés par les pierres chaudes arrivent dans un trou creusé au centre de la tente, on les accueille et la chamane nous demande des intentions à donner aux pierres. Notre attention ne se portera que sur elle, si on sent son regard s'éloigner il faudra revenir sur elles, toujours.
Toutes les abuelitas sont au centre, il y a des herbes longues, une cruche, on nous distribue des maracas, on ferme la tente, c'est le noir. On nous demande si on a des questions... Impressionnés et sans vraiment savoir quoi poser on dit que tout va bien jusqu'ici. Alors très bien, on va commencer par 4 chants. Et aussi, un conseil si jamais on a du mal à respirer : se mettre en position fœtale m, la face le plus proche du sol, proche de la Terre.

2 chants typiques par Xmal et son fils spirituel, 2 chants un peu moins typiques chantés par Benjamin et sa copine (qui viennent souvent chez Xmal depuis un an), le corps en nage et le bras engourdi de remuer les maracas, on ouvre de nouveau la tente, on respire. On se regarde avec Luis. Tout va bien. On repose vite le regard sur les pierres quand Xmal nous demande comment on va. "Perfecto" pour Coti. 

* Aparté Coti: Pour essayer de ne pas se sentir submergée par la chaleur et éviter de me focaliser sur ça j'ai repensé à mes cours de yoga Bikram dans une salle à 40°, la façon de respirer, et ça m'a beaucoup aidé. J'ai aussi perdu ces pensées dans le rythme des maracas et quand la tente s'est ouverte j'étais vraiment bien!

On respire et on commence à écouter Xmal qui va nous raconter son parcours : 13 ans pour apprendre à devenir chamane, des jours dans la forêt, des longue discussions avec les anciens. Une pratique qui l'a éloignée de sa famille, son mari qui est parti (Où ? Nous ne le saurons pas), sa fille qui reste auprès d'elle, ce don qu'elle a reçu. Sa voix se brise et l'émotion avec laquelle elle  raconte son histoire est palpable jusque dans nous. Nos yeux ne peuvent rien discerner, on est dans le noir, personne ne peut la juger. L'intensité du moment est palpable. Elle raconte aussi l'histoire d'un bébé malade, d'une mère qui a donné naissance et qui est morte. On est un peu dépassés, peut être un peu sonnés, on perd le fil. On se rattrape à sa voix, au cours de son histoire, les yeux sur les pierres, les grands-mères, nos intentions et Xmal demande à refermer la tente, il est temps d'invoquer tous les signes mayas. On part du sien, la dualité, sa jumelle, et puis viennent les autres, on entend les nôtres également, Kaan, le serpent pour Luis, le respect et Toj aussi, le signe de Coti, pour lequel on doit mettre le front à Terre, il est le feu.

*Apparté Luis: à plusieurs moment Xmal demande qui veut chanter, nous évidemment on ose pas trop. L'Écossais et sa copine chantent des airs à base de "Pachamama" qui pourraient très bien être de leur invention. Je me dis que personne ne parle français donc je pourrais très bien me porter volontaire et chanter une grosse chanson paillarde parce que c'est tout ce qui me vient. Je réprime le rire qui me vient à imaginer cette situation, et je me reconnecte à la cérémonie, on n'est pas là pour déconner.

Lorsque la cérémonie prend fin, la tente s'ouvre et Coti sort en suivant la locale qui s'extirpe de la tente, une fois debout devant le feu, Xmal est un peu contrariée parce qu'on a pas attendu que ce soit elle qui nous dise de sortir. C'est quand même un moment important, celui de la renaissance mais le cours des évènements continue. Tout le monde sort.

On refait des prières aux points cardinaux puis on se sèche se nettoie un peu et on se change et on passe a une cérémonie avec un callumet. Ceux qui ont bu ou fumé la veille ne peuvent pas y participer. On a eu la dégustation de pox donc on est privé de fumette ! C'est très solennel et Xmal nous demande de rester silencieux. A un moment elle me dit de venir et me tend le calumet, je suis un peu confus et je comprends pas bien ce qu'elle me dit et je l'attrape et vais pour le mettre a l bouche pour fumer, Xmal s'exclame , non! Tu vas pas fumer ! Mais tu as le droit de le tenir et c'est déjà un privilège de le tenir et me raconte une histoire de d'hommes qui ont dansé 4 jours sans manger ni boire. Donc je dois mettre le calumet près de mon coeur puis le faire tourner, et on répète cela jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de tabac (ou quoi que ce soit qu'il y a dans la pipe).

On peut ensuite manger les fruits qu'on a amenés. Xmal s'adjuge la belle langue qu'on a amené et la déglingue tranquillement. On mange de notre côté les petites mangues oranges et les bananes. Coti tente la technique de la mango piña sur une mangue orange : la masser jusqu'à ce qu'elle soit liquide et aspirer a travers un trou fait dans la peau. Malheureusement, elle n'a pas lavé la mangue avant, et on pense que c'est peut être la source de ses problèmes des jours suivants. A moins ce que ce soit l'effet du Temazcal? Seuls les dieux aztèques savent.

Le reste de l'équipe va déjeuner sur place, mais on décide de bouger car on doit bouger à Comitan dans la foulée. On doit vite déjeuner, menu del día dans la cour de la Esperituosa. On récupère nos affaires à l'hôtel et on chope un collectivo pour Comitán.

Commentaires

  1. J’avais raté cette cérémonie chamane… quelle expérience !! J’aurais eu un peu la frousse je crois…Flo

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