Bacalar - Mexique 🇲🇽


Mercredi 17 mai


On prend le bus depuis chez Tara, un pour la frontière, dans la ville de Chetumal.
Au poste de migration du Belize on paie 40$ chacun (€ 77€) pour sortir du pays.
On prend ensuite un tuktuk pour la frontière mexicaine pour 40 pesos (2,5€). Une fois à la migration côté Mexique on doit faire un retrait à la banque de 687pesos pp (72€ total) et voilà, on a nos tampons !!

Une fois ainsi bien allégés (cette frontière est la seule qui nous aura coûté aussi cher!), on se dirige vers les portiques mais personne n'est là quand tout à coup une femme apparaît et nous demande de presser un bouton sur un sorte de sémaphore, le feu est vert : on fait demi-tour pour passer nos sacs au scanner. 

On attend le colectivo pour Chetumal en prenant un petit café dans l'unique resto qu'on voit.  On monte dedans et direction une ville avant de faire le changement pour le suivant pour Bacalar pour 100 pesos.
Il faut savoir qu'un taxi aurait coûté 400pesos, plus du double du prix 😯 

On doit marcher un peu jusqu'au Near Lake Hostel, à deux pas de l'eau. On a une petite chambre traversante sympa, avec des portes de saloon côté toilettes et partie commune, un peu étrange comme concept, mais on est enfin arrivé au Mexique. On est trop contents !!!

Notre hôtel 

Une balade et un stop chez M. Taco pour déguster un burrito et des quesadillas et on est bon pour se reposer. 

La ville à l'air très très très mignonne, c'est propre, et parfois on aperçoit dans la perspective des rues, ce bleu typique de cette lagune. On se sent déjà à l'aise ici !


Jeudi 18 mai / Jeudi de l'Ascension 

On se lève un peu tard et on va louer des vélos chez Yaya, un monsieur adorable et son "suegro" (beau-père) assis dans un fauteuil, devant le spectacle de la rue. On prend deux vélos pour 150 pesos chacun (16€ total). C'est le moins cher du coin et nous voilà en partance de "Los rapidos de Bacalar" à 16 km au sud de la ville. C'est pas à côté à côté mais il paraît que ça en vaut vraiment le coup !
La route est une 3 voies. C'est pas super accueillant de rouler ici mais on y arrive doucement sous le soleil de plomb...(Forcément, comme à chaque fois il est pas loin de midi!)

La route pour y aller

On paie l'entrée à ce parc naturel 200 pesos chacun, on enfile des petits "chalecos" et on est bons pour flotter et se laisser porter .



C'est beau, le parc est connu pour les stromatolites, des formations bio+sédimentaires créés par les premières formes de vie connues sur Terre : des bactéries qui agrègent autour d'elles du calcaire jusqu'à devenir de la roche ! Elles pourraient avoir plus de 10 milliards d'années !

On déjeune pour une somme astronomique et la bouffe, tout comme la serveuse, n'est vraiment pas à la hauteur. Elle nous achève en nous imposant sa "propina" (le pourboire). On lui dit que on peut arrondir mais elle fait remarquer que ça ne fait pas tout à fait les 10% minimum 😅. Un lieu magique exploité par un mauvais business (il ne voulaient même pas nous laisser rentrer avec une bouteille d'eau).

Pour le retour on demande à deux pick-up de français de nous déposer à la Cenote Azul. C'est okay, on monte dans le coffre, on trace sur la route et nous voilà à la Cenote azul, on doit payer l'entrée... saoulés on se dit qu'on va faire le tour à vélo et on aura la chance de la voir mais non, pas de chance, elle est entourée d'arbres. Bon, on continue et à la hauteur de la dernière cenote qu'on trouve à proximité de Bacalar on demande comment accéder à cette fameuse "Cenote Negro". Des jeunes locaux nous disent de demander à quelqu'un au collège, juste en face de nous, et de demander à la voir. Ni une, ni deux, on entre. On croise deux jeunes qui s'entraînent à la caisse claire qui nous indique la direction, puis un agent d'entretien qui nous dit de poser les vélos sous les cocotiers et nous montre où trouver la cenote. On se dit que c'est un peu bizarre d'être dans un collège comme ça, mais comme c'est l'Ascension, il est quasi vide et les gens qui sont là ne semblent pas dérangés de nous voir.
On arrive par des escaliers qui mènent à d'anciens toilettes qui devaient se vider dans la cenote et derrière, un grand plongeoir en béton ! Ca fait un peu "urbex", mais c'est un endroit privilégié pour voir la cenote et s'y baigner !

L'école derrière ces murs


On continue la route, sur les "hauteurs" où se trouvent les hôtels de luxe, de belles propriétés... La balade est plutôt sympa !

Les cactus qui tournent sur eux même !

On dîne à l'hostel, on partage le repas avec un écossais (qui est en réalité anglais) et sa copine irlandaise, qui prennent l'apéro avant de sortir. On a aussi un français un peu âgé à la table. Ils nous sont de bons conseils pour les prochains jours de notre trajet, nous raconte leur rencontre avec la police mexicaine la nuit dernière. On voit un petit truc au loin, sur le sol, un petit scorpion nous rend visite !

Vendredi 19 mai

Lever soleil sur le dock, au balneario à côté de notre hostel (3 minutes à pieds, c'est le rêve!). On se délecte de ce spectacle silencieux, accompagnés de 4 autres personnes, un homme en paddle va faire son petit tour devant nous. C'est un moment suspendu. 


On se prépare ensuite un petit dej de champion et on file au balneario publico avec les vélos, un autre ponton plus loin, sur lequel on traine quelques heures avant de récupérer notre linge et déposer les vélos à ce gentil Yaya. On bouquine, on nage, trois monsieurs perturbent la tranquillité du lieu en débroussaillant 5mm d'herbe mais ça ne dure pas tant que ça. Il y a beaucoup de français autour de nous, sûrement les ponts de mai. L'eau est délicieuse et on observe quelques bateaux à voile sur le lagon, quelques kayaks aussi, c'est la détente !

Déjeuner dans un petit boui-boui familial, le "Sazón de doña Bertha"  tenu par un fils et sa mère.
On se délecte de chilaquiles ("chilaquiles" vient de la langue nahuatl, qui signifie « piments et légumes verts ». Plat traditionnel servi au Mexique, souvent pour le petit déj composé de chips de tortilla de maïs frites, mijotées dans une sauce au bouillon, accompagné d'œufs et parfois d'avocat) et d'une salade avec une tomate farcie à la salade russe. Le mec nous détecte directement comme végétariens, confirmant ce biais qu'il y a dans ces régions où les voyageurs végétariens sont sur-représentés.
Pendant que la madre cuisine, on rigole avec le fils qui ramène des agua frescas verte et nous dit que c'est de "l'agua de Motta":  de l'eau d'herbe. On rigole bien. C'est en réalité au concombre, citron et menthe et c'est délicieux. 

L'après midi on veut se rendre au  "Canal des Pirates" . On souhaitait louer un petit catamaran à voile, mais les prix sont hallucinants (plus de 40€ l'heure) et nos négociations infructueuses. On utilisera la force de nos bras à la place du vent en louant un kayak. La traversée n'est pas facile, mais arrivés sur place, on est satisfait d'avoir un kayak car ça nous permet de dépasser le groupe de bateaux pleins de touriste et de s'enfoncer dans le canal, seuls. C'est magnifique et on peut apprécier les fameux "7 tons de bleus" du lagon. 

Samedi 20 mai

Petit dej au "Sazón a la mexicana", encore et toujours des chilaquiles, un café et on se met en chemin pour Xpujil, notre pied-à-terre pour la visite de Calakmul !

Conclusion


Bacalar est vraiment un lieu magnifique et bien préservé : il y a très peu de bateaux à moteurs sur le lac et pas de jetskis. L'après-midi, on peut apprécier l'eau magnifique sans vrombis continuels. Il y a plein d'activités à faire mais on sent qu'on est dans une province touristique et les prix sont parfois délirants pour le Mexique. On a un peu l'impression que tout est payant, mais au final en étant un peu débrouillard on trouve facilement des petits coins de paradis gratuits ! 

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