Semuc Champey - Guatemala 🇬🇹


Lundi 24 avril

Pour aller à Semuc Champey depuis le lac Atitlán, c'est l'expédition...
On part de chez Thilda à 7h30, on prend le petit bateau qui nous ballade avant de nous déposer à Panajachel. S'en suivent 4 bus donc le dernier est un enfer.. Assis au fond, la route bien ravagée, 2 personnes sur le strapontin à côté de moi, dont un avec un enfant sur les genoux qui va vomir par terre et sur ses pieds dans l'indifférence générale. Luis pense aller mieux, mais évite quand même de manger trop.  Arrivés à Cobán, on s'arrête dormir pour la nuit. On se fait le luxe d'aller dans un bon restaurant et un peu choqués par les prix, on partage une pizza et une soupe de légumes. 

Chaque passager a sa propre prise électrique !

Photo étrange, on ne sait plus si la femme au premier plan tient le panier sur sa tête ou non !

L'unité est le chemin. Juan Sicajau pour l'élection présidentielle de juin 2023


Mardi 25 avril


Le trajet est rapide depuis Coban mais dans les montagnes, c'est très sinueux, ça dure 2h. On dirait un peu les Gorges du Verdon avec une route accidentée ! Luis a rechuté complètement et on a du attendre la mi-journée pour pouvoir partir, avec le stress qu'un besoin urgent arrive pendant la route. 

On pose valises à l'hotel "Oasis the traveler", un endroit mignon à deux pas de Lanquin la ville principale de la région. Une vue sur le lac et Luis est épuisé et fiévreux. On voit déjà la couleur de l'eau qui longue l'hôtel, c'est sublime et ça donne un aperçu de ce qui nous attend lors de la visite des bassins de Semuc Champey (qui, en maya se traduirait par la rivière qui se cache dans la montagne).


La vue depuis la chambre



Mercredi 26 avril 

Après une nuit chaotique pour Luis, on décide d'attendre qu'il aille mieux pour aller visiter Semuc Champey, et donc d'étendre le séjour. La journée est passée entre le lit, le restaurant de l'hôtel pour tenter de manger un bout, les toilettes. On profitera quand même de se baigner un coup dans la rivière. 


Jeudi 27 avril


Aujourd'hui c'est la visite de Semuc Champey, pour y arriver, on prend le transport de l'hôtel et son guide, Felix, à l'arrière du pickup. C'est parti pour 40 minutes ou plutôt 1h30 (il y a des travaux sur la route) sur la route qui chahute beaucoup, très valonnée !  On doit attendre que les travaux de la chaussée nous autorise pour circuler, c'est un peu chaotique, mais on a le sourire, Luis va mieux et surtout ce qui nous attend est sublime, la météo est avec nous !

On arrive dans l'hôtel annexe au nôtre, mais à côté du parc naturel, où on rencontre deux australiens, Josh et Michelle, en voyage pour un bon moment eux aussi. 

Arrive alors la balade, l'entrée au parc, puis on doit monter le mirador. Luis rejoint directement les bassins pour éviter cette grande montée de 30 minutes. Je fais au plus vite pour monter, et une fois en haut la vue est à couper le souffle.


Semuc Champey s'est créé par un glissement de terrain (ou éboulement) dans le lit calcaire de la rivière.  L'éboulement a exercé une pression sur les fissures existantes dans le calcaire, qui se sont érodées au fil du temps pour former une grotte.  C'est dans cette grotte que la rivière disparaît aujourd'hui.  Ainsi, le lit calcaire d'origine de la rivière est aujourd'hui un pont naturel de quelques 300 mètres qui enjambe les points d'entrée et de sortie de la rivière.  Au sommet du pont se trouve un écosystème de chutes d'eau et de trous d'eau parfaitement clairs qui descendent en escaliers jusqu'à la sortie de la rivière.  


 
La rivière, au dessus des bassins, qui s'effondre dans une cave au dessous




Luis 
De mon côté j'avance tel un grabataire vers les piscines, et j'ai la chance de pouvoir les observer de près avant qu'il n'y ait trop de monde. C'est calme et agréable, je me baigne dans l'eau parfaitement douce et claire, et je me fait grignoter les pieds par des petits poissons. 


Etre tranquillement dans ce havre de paix me fait beaucoup de bien après l'épreuve que j'ai traversée. Quand Coti me rejoint, on se baigne encore on discute un peu avec des françaises qu'elle a rencontrées sur le chemin, puis on part explorer les cascades avec Felix ! Il y a plein de petits sauts et toboggans, et on peut même nager jusqu'à des petites grottes sous les cascades. 
On repart ensuite à l'hostel El Portal pour manger, c'est la même carte qu'à l'hôtel où on dort, autant dire que j'aimerais vraiment manger autre chose. On partage le déjeuner avec Josh et Michelle et réalise qu'on a pas mal de points communs : eux aussi vivent à la campagne (en Australie) et tous les deux ont aussi subi une méga intoxication alimentaires quelques semaines auparavant au lac Atitlan ! (On crééra un groupe Whatsapp ayant pour titre "Les martyrs d'Atitlàn")


Le reste du groupe part faire l'activité grotte, qu'on a décidé de ne pas faire car je suis fatigué, mais surtout parce que Coti à peur. On traîne un peu puis on se dirige vers le point de rendez vous pour le "tubbing". On nous dit qu'on est bien en avance donc on part voir la cascade, qui est le lieu ou les piscines se déversent dans la rivière au même moment que celle-ci sort de sous terre. 

La cascade, après les bassins, qui retrouve la rivière


On retrouve ensuite les autres pour l'activité "tubbing" qui consiste à se laisser au cours de la rivière installés confortablement dans des chambres à air de camion. C'est une activité qu'on a vu un peu partout depuis le début du voyage (ils en sont très férus en Colombie! ) mais qu'on a toujours skippé. Pour être honnête là c'est peut être un peu court pour vraiment en profiter : on descend sur quelques centaines de mètres à peine. C'est quand même rigolo. 

Sur le trajet du retour on partage le transport avec un groupe de jeunes israëliens et ce jeune local qui semble installé de manière confort pour un trajet fort en rebondissements !

Vendredi 28 avril

Luis
Après avoir étudié le trajet pour se rendre à Flores en chicken bus, on décide étant donné mon état de faiblesse, de s'octroyer un trajet en shuttle. Départ à 8h du mat et environ 8h de route, en repassant par Coban. La route est très rurale et on sort des montagnes pour passer dans la jungle puis des terres agricoles, et une ligne droite de plusieurs dizaines de kilomètres avant une pause restaurant. On se rend compte à ce moment de la différence de température, il fait plus de 40°C : étouffant.
Insolite : on nous confisque nos mangues à un poste de "douane de fruits" ! Un panneau indique ce contrôle car il y a une mouche méditerranéenne qui ravage les cultures.
Insolite n°2 : la route s'arrête au bord d'une rivière sans pont, et on doit charger le bus sur un bac "artisanal" pour traverser.





On arrive à Flores en début de soirée, et on rejoint notre Airbnb qu'on trouve facilement car il est à l'arrière d'un restaurant. 

Conclusion
Beaucoup de gens qui visitent le Guatemala sur de petites périodes choisissent de ne pas aller à Semuc Champey car il faut vraiment beaucoup de trajet pour s'y rendre et revenir. Pour nous, c'était sur la route, et malgré la maladie on a trouvé l'endroit magique. Il y a sans doute d'autres endroits jolis dans la région, notamment de nombreuses grottes et j'imagine de belles randonnées. Si vous avez le temps d'y aller, on recommande ! 

Commentaires

  1. Elle est incroyable la photo avec le panier, elle m'a fait un noeud dans le cerveau :)

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  2. Panarachel.j en ai entendu parlé par Cécile la sœur de Loune quand elle y est restée quelques mois.On avaient 22 ans.christine.

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