Lago Atitlán - Guatemala 🇬🇹
Mercredi 19 avril
Arrivée mercredi après le volcan, on prend un shuttle privé pour Q200 total, parce qu'on est épuisés et l'envie de ne pas bouger l'emporte sur 3 chicken bus et nos gros sacs. Quand on arrive à Panajachel on réserve la nuit à l'Hospedaje El Viajero et on se promène un peu voir le lac avant de dîner chez l'italien Tuscani, très bon mais dont les prix ne correspondent pas aux quantités.
Ces fleurs incroyables à l'hôtel : Aristolochia elegans et la plante crevette (Justicia brandegeeana)
La rue principale de Panajachel, le petit déjeuner de rêve (avocats, oeufs, sauce tomate, fromage) chez Parridalla, et des drapeaux Pékin Express ! |
Jeudi 20 avril
On quitte Panajachel avec Olivia et Guillaume pour rejoindre Santa Cruz de la Laguna, où nous logerons les prochains jours. On prend pour la première fois la lancha, le moyen de transport le plus courant ici (le bateau à moteur) pour faire les 6km. On voit des prix délirants affichés (Q25 -3 euros- et nous avons la référence de Colas, Q10 en moyenne) alors on négocie, mais les mecs sont coriaces, on arrivera quand même à une économie de Q5 chacun, donc à 4 c'est toujours l'équivalent de 2,5 euros ! C'est ridicule et ça nous énerve parce que c'est vraiment pas grand chose mais le guatemaltèque tente toujours de raquetter. Il faut dire qu'on se rend compte au milieu de la négociation que les oeufs qu'on vient d'acheter ont cassé dans le tote bag, ce qui rajoute encore un peu d'entropie !
C'est déjà loin quand le moteur se met en route et qu'on voit défiler le paysage sous nos yeux... !
On déjeune chez Holly Tortillas, avec une jolie vue sur le Lac. Après ça, on doit récupérer notre Airbnb, chez Thilda, et on donne rendez-vous à Olivia et Guillaume, après ça, au CECAP, un café-restaurant en haut de la ville.
Notre visite des lieux prend plus de temps que prévu et nous avions prévu moins que ces 40 minutes. Lors de notre arrivée impossible de retrouver Olivia et Guillaume... On se demande sont-ils déjà partis ? Ou alors peut être n'ont-ils jamais trouvé l'endroit ? Ou penses-tu qu'il s'est passé quelque chose ? Une cheville foulée? Peut être qu'ils ont croisé la route d'un chien agressif, comme Colas ? Peut être ont-ils dû alors rentrer d'urgence ?? Y en a un qui a la rage c'est sûr ! On se monte le cerveau en faisant des tours du quartier, Luis aide même une femme à transporter son frigo (ça va, c'est pas comme si on avait monté et descendu d'un volcan en une journée hier 😅)
Les habitations sur les hauteurs de Santa Cruz. Les drapeaux servent d'intention de vote d'après notre analyse.
La vue sur le lac depuis le CECAP
Et puis on va quand même boire ce café puisqu'il a fallu accéder à ce dernier et que ça nous a demandé un gros effort vu le dénivelé et les nombreuses marches jusqu'au centre !
Vendredi 21 avril
Luis
On part faire le tour du lac et visiter les différents villages, qui on d'après ce qu'on a entendu tous leurs spécificités.
Premier arrêt San Marcos, village hippie. Il y a une rue principale avec beaucoup de magasins, et de petits restaurants on se promène un peu et on ressent le côté hippie mais ça fait très artificiel au final, et on sent surtout que c'est un endroit colonisé par les occidentaux. Preuve en est : on trouve une boulangerie française avec des viennoiseries respectables, et surtout du très beau pain qu'on s'empresse d'acheter malgré le tarif prohibitif. On voit un peu partout des affiches pour des cours de yoga, de méditation, et toute sortes d'ateliers "mayas" (cérémonie du cacao, etc), un combo d'appropriation culturelle et de hippie business qui nous fait au final plutôt rigoler tellement c'est exagéré.
| Impossible de connaître le nom de cette fleur si belle ! |
| L'auditorium de San Marcos L'église de San Marcos |
Des maisons sympas en bordure du lac
On repart direction San Juan de la Laguna, qui a une réputation d'être plus authentique avec une population plus mixte. Sur le chemin on passe près d'un endroit où il y a pas mal de déchets, c'est la sortie d'une rivière qui descend de San Pablo, le plus gros village du lac et ses 15000 habitants. L'eau du lac est parfaitement claire et transparente, mais on se rend compte qu'il reçoit beaucoup de déchets, qui sont emmenés par le ruissellement depuis les villages. Ce sera confirmé par Thilda, qui nous racontera qu'ils ont un jour ramassé un sac poubelle entier de seringues usagées qu'ils soupçonnent de venir de l'hôpital de Solola plus haut sur le plateau.
San Juan est un village plus gros et effectivement on ressent une ambiance plus authentique et traditionnelle, bien qu'axée sur le tourisme. Il y a beaucoup de marchands d'artisanat, et on voit un petit groupe de musique traditionnelle, ainsi que des affiches de coopératives de femmes artisanes.
Petite pause musique traditionnelle
On aperçoit un petit stand de nourriture sur la place du village et on se décide de manger là. On demande une assiette végétarienne, qu'on négocie à la baisse, puis on demande en plus des "chiles" qu'on avait gouté dans le bus en arrivant au Guatemala City (des poivrons panés farcis à la pomme de terre et à l'oeuf), ce qui fait remonter la note au prix initial. Je me retrouve avec des haricots verts panés, et Coti semble avoir une croquette avec du poisson, bien qu'on ait insisté sur le fait que nous sommes végétariens. Je goûte et finis la croquette de Coti, je préfère manger non végétarien que jeter de la nourriture. Je donne tout ces détails, car c'est ce repas qu'on soupçonnera de m'avoir déclenché la plus grosse intoxication alimentaire de ma vie.
Le petit resto de rue au premier niveau, sur la gauche
On continue de visiter ce village qui nous parle beaucoup plus que San Marcos, il y a beaucoup de fresques avec des personnages importants de la ville et beaucoup de couleur. On essaie d'aller voir un temple de San Maximon qui est un personnage complètement burlesque de la région auxquel il fait faire des offrandes de cigares et d'alcool, mais le mini-bureau est fermé et on se rend compte que le vrai temple est dans une autre ville. On prend ensuite un Tuktuk pour aller à San Pedro La ville voisine. Le chauffeur s'appelle Benjamin et est très sympa, il s'arrête pour qu'on puisse prendre des photos et nous explique que les tuktuks de San Juan n'ont pas le droit d'aller dans San Pedro pour ne pas faire de concurrence aux Tuktuk locaux. On s'arrête donc a l'entrée de la ville et on se promène jusqu'au petit musée.
L’Indian Nose, la montagne qui ressemble au "Rostro Maya" - le visage maya - comme on l'appelle localement. Un point de vue situé au-dessus de San Juan La Laguna, à 2 800 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Musée maya, le Tz'unun Ya, sur l'histoire du peuple Tz'utujil et la géologie de la région. On regarde un petit film de 10 minutes avec des images en noir et blanc du lac et la vie qui s'articule autour puis des images colorées, de fête, du quotidien. A la sortie de la salle où nous sommes que tous les deux, la femme qui tient le musée nous donne un papier sur lequel est indiqué notre nahual (homologue animal), en fonction de notre date de naissance selon le calendrier maya. Pour Luis, c'est KAN, le serpent. Je suis quant à moi, TOJ, le feu, ou cougar !
En sortant on pose quelques questions sur les nahuals et sur les Idiomas (les langues) de Guatemala au monsieur de l'accueil : environ 25, avec 22 mayas, puis l'espagnol, le xinka et le garinfuna (je trouve ce nom rigolo!)
On se promène ensuite et on visite d'un atelier de broderie, avec une machine qui permet de broder sur 11 pièces en parallèle. La machine aurait l'air extrêmement moderne si on était au début des années 2000. Les ouvrières passent leur temps à l'arrêter et a rattraper une pièce ou l'autre qui s'est desynchronisée. C'est quand même assez fascinant à regarder, c'est mi artisanal mi industriel au final.
Après quelques courses de vivres on prend la lancha pour rentrer. Dès le lendemain, Luis commence à avoir de fortes crampes d'estomac. On reste le weekend sans bouger de notre Airbnb car il est mal en point, a de la fièvre et ne peut quasiment pas manger.
La vue depuis en haut de chez Thilda
On est pas si mal dans notre petite jungle (on voit du coton à gauche)
Dimanche 23 avril
Dernier jour avant le départ, on se prend un thé et un chocolat chaud au cacao au CECAP pour profiter de la vue une dernière fois...
La photo ne rend pas ce trait blanc au bord du lac, qui surligne les montagnes du fond. Un joli spectacle pour cette fin de séjour !
On décide finalement de prendre la route vers Semuc Champey, en faisant escale à Coban, même si c'est un trajet qui nécessite plusieurs arrêts comme le montre la photo ci dessous ! On en aura pour 4 bus,
Pas mal le Guatemala !! J’aurais adoré le quartier hippie ( souvenirs de jeunesse !) bisous de Flo
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