Guatemala 🇬🇹 : la conclusion
Une photo faite avec les moyens du bord... impossible de trouver un drapeau du Guatemala à la frontière avec le Belize... !
Quelques faits qui nous ont marqués :
Le guatémaltèque préferera te répondre quelque chose de faux que te dire qu'il n'en sait rien, qu'il ne sait pas quand le bus va arriver, où même, par où tu dois aller... c'est très énervant parfois, et si tu es de bonne humeur, c'est très comique !Les routes sont terribles dès qu'on s'éloigne des chemins touristiques.
Les vendeurs de bus ne lâchent pas l'affaire quand essaie de négocier pour avoir le vrai prix qu'on a vu sur internet : la plupart du temps cela dit on a payé le même prix que tout le monde, les prix d'internet n'étant pas à jour.
Dans les grandes villes où les lieux très touristiques il est très difficile de négocier.
Le Guatemala est le pays le plus peuplé d'Amérique centrale.
37 volcans dont 3 actifs
3 sites UNESCO : Tikal / Quirigua (maya) / Antigua
Coti
Notre séjour au Guatemala c'est une immersion dans le berceau de la civilisation maya : une forte culture mixée avec celle les Etats Unis. On arrive à Antigua, majestueuse, remplie de belles couleurs, de batiments à l'architecture mise en valeur, un bel endroit pour se reposer après un trajet terrible depuis Santa Ana, au a Salvador. Avoir vu Olivia et Guillaume a été la cerise sur le gâteau, on a pu se voir sur quelques jours et c'était agréable de passer du temps qualitatif à leurs côtés pendant la lune de miel qu'ils ont mis 3 ans à reprogrammer !
Après ça on a vu le volcan de feu, et quelle chance, quand on sait qu'il a fait une énorme éruption quelques semaines plus tard, provoquant l'évacuation du lieu ! On a été sur un gros effort sportif en moins de 24 heures mais c'était magique de voir le volcan, sa lave et les étoiles à la madrugada (au soleil levant) et on a beaucoup rigolé avec nos trois compagnons de route, Emy, Alvin et Aníbal !
On a été se reposer au lac Atitlán après le volcan, mais Luis a été malade et on était au meilleur endroit pour qu'il récupère, et Thilda était mignonne et si accueillante dans son petit havre de paix.. et puis Semuc Champey... Un périple pour l'atteindre mais ce détour en valait la peine, les piscines turquoises, la cascade, le tubbing, la rencontre de Josh et Michelle, la route déglinguée, un souvenir fort ! Et puis Flores, une île si petite qu'on fait le tour en 15 minutes, et sa journée de chaleur écrasante. Puis Tikal, découvrir l'histoire de cette ancienne cité maya, toute rouge à son époque, être une poussière face au panorama, et aux imposantes structures de pierre disséminées deci delà. On ressort du pays à la fois comblés d'avoir appris de la culture et à la fois en colère contre le tourisme de masse, auxquels les américains sont pour beaucoup et empêchent les négociations et des tarifs raisonnables pour quelque activité qu'elle soit. Aussi, on a fait peu de rencontres avec des locaux et peu échangés (encore moins des descendants mayas) les villes qu'on a choisit sont des plus touristiques et malgré les tenues, les traditions qui sont mises en avant pour les bienfaits du tourisme, on sent qu'il y a une barrière entre les locaux et le monde occidental.
Luis
Notre passage au Guatemala fut assez intense. On ne s'est pas trop éloigné du chemin touristique (à part peut être le fameux trajet jusqu'à Semuc Champey en chicken bus) car on était un peu pris par le temps avec le volontariat qui nous attendait au Belize. C'est un pays spectaculaire : on a vu un volcan en éruption, un des plus beaux lacs du monde, une rivière sur une rivière avec des couleurs d'un autre monde et l'une des plus belles cités maya. Toutes ces visites sont très marquantes et on s'en rappelera longtemps ! D'un autre côté, on reste un peu sur notre faim côté échange culturel. On a vu tout de suite que c'est un pays avec une culture tres forte avec beaucoup de gens (surtout les femmes) habillés en habits traditionnels. Je trouve très intéressant que la culture maya soit restée si forte malgré les colonisation et la christianisation. C'est un plaisir de voir tout cet artisanat, et d'en apprendre plus sur les coutumes mayas. Malheureusement en ne faisant que des attractions touristiques à un rythme plutôt soutenu on a eu assez peu de moments d'échanges avec les locaux. Je pense qu'après le Salvador, pays où le tourisme est tout nouveau et les gens sont curieux de découvrir les étrangers, on est retombé dans une relation plus commerciale. On a d'ailleurs remarqué qu'il a été beaucoup plus difficile pour nous de négocier les prix.
Fait intéressant : nous étions en pleine campagne politique pour les présidentielles et les élections locales, et si nous avons pu nous renseigner un peu sur le sujet nous n'avons pas eu l'occasion d'en discuter avec les locaux. Le gouvernement actuel est critiqué pour des dérives un peu autoritaires et a récemment poussé un journal d'opposition à la fermeture. Les sondages donnent apparemment d'extrême droite en tête. Aucun pays de cette zone G4 (Guatemala, Honduras, El Salvador, Nicaragua) ne semble résister à la dérive autoritaire.

Effectivement ,pour rencontrer les habitants il faut du temps !
RépondreSupprimerChristine