Tikal, une journée parfaite sous le ciel nuageux !
Vendredi 28 avril
On arrive à Flores après un long trajet de mini bus très confortable (clim, appuie tête, et les jambes qui rentrent droites, grand luxe) chez Jhonatan, dans la cour de son restaurant "Le Tikal Coffee Bar". On ira dîner à deux pas, pour chercher des légumes et de la salade chez Nu. Un peu de fraîcheur après les repas un peu gras et lourds de notre hôtel à Semuc Champey !
Chez Jhonatan, notre chambre est à l'arrière du restaurant (les 2 fenêtres à droite)
Samedi 29 avril
La grande place de Flores, et son kiosque, le Parque Monsenor Prospero Penados del Barrio (un nom simple à retenir !)
La météo
Aujourd'hui il fait terriblement chaud à Flores, on dégouline littéralement, mais on décide tout de même de visiter la ville, petite île au centre du lac Petén Itzá.
Cette ville est si petite qu'on en a vite fait le tour (15-20 minutes ! ) Mais les rues sont tellement jolies, tous les bâtiments peints de couleur franches ou pastel, les toits rouges, les rues pavées... C'est un plaisir de déambuler dans ce décor !
La ville est reliée par un pont à Santa Elena. Elle a été le dernier grand avant-poste maya à résister à l'assaut des conquistadors espagnols, avant de tomber en 1697 et de voir ses immenses pyramides précolombiennes détruites dans la foulée. Aujourd'hui, Flores est visitée en grande partie pour sa proximité avec Tikal, la cité maya le plus célèbre du Guatemala. Beaucoup de gense parlent de "ruines", mais étant donné que le peuple maya n'est pas éteint et que ce lieu est toujours sacré pour eux, c'est un peu déplacé d'utiliser ce mot péjoratif. Le guide qui nous fera la visite de la cave d'Actun Tunichil Muknal (ATM) au Bélize : "Ne dites pas ruines à un descendant maya, il le prendrait très mal".
Les portes de Flores font rêver...
On assiste à une compétition de natation de petites jeunes et on voit aussi les plus pros, à la fin de l'évènement, depuis la terrasse de l'hôtel Casona de la Isla L'après midi on retourne au calme et le soir on se prend un petit rafraîchissement à l'hostel Los Amigos où nous retrouvent Josh et Michelle pour dîner. On rigole bien avec eux de nouveau en s'échangeant des histoires de voyage.
Un match de basket sur le Parque central
Dimanche 30 avril
Tikal c'est un réveil à 4h du matin, les sacs prêts et un rendez-vous à 4h30 devant l'agence "Getaway", booké par Jhonatan, en dernière minute. On est une petite trentaine, divisé en 2 bus et c'est parti pour 1h de route, direction le Nord. On tombe de fatigue en chemin et quand on arrive au portique on continue 15 minutes, plus en profondeur dans la jungle.
Los pavos ocelados (les dindons colorés) à notre arrivée à Tikal
Le groupe est scindé en deux un grand groupe pour les anglophones et un plus petit pour les hispanophones. On se décide en dernière minute de partir avec le groupe hispanophone, ça nous fera parler espagnol et le guide a l'air plus sympa !
On marche un petit peu et on arrive au premier temple. Il nous explique qu'à peu près tout les temps sont conçus de cette façon, une pyramide côté Levant, une côté Ponant, au Nord un bâtiment avec un nombre de portes correspondant au nombre de prêtres et au Sud un bâtiment dédié au commandeur de la cité.
Tout était calculé, y compris l'acoustique : si on se place en face d'un pyramide, et qu'on frappe dans ses mains, l'écho est tel qu'on croit entendre le cri du quetzal, oiseau sacré qui est pourtant absent de ces lieux.
La vue depuis le premier petit temple. En bas, les stèles des chefs
On continue de se promener et on visite les appartements royaux, puis on arrive sur la place centrale, où se trouve l'iconique temple du jaguar. Tout est vraiment bien préservé et on a quartier libre pour aller escalader les différents temples. Partout on observe des sculptures et des bas reliefs et plein de petits détails comme un mini escalier sur le côté de la pyramide, sans doute dédié aux assistants des prêtres ou des commandeurs pour les cérémonies.
Les différents temples que l'on visite datent de différentes époques et attestent d'une cité qui a vécu plus de mille ans et se déplaçait au gré du temps. L'architecture des temples évoluait , toujours plus grands, plus précis, plus techniques.
Depuis un temple qui fut dédié à l'astrologie (il fait face à trois petit temples qui permettaient de déterminer les dates des solstices et des équinoxes lorsque le soleil levant passait au travers de leur portes), on a une vue 360°C sur la jungle à perte de vue, avec les temples qui dépassent un peu partout. Difficile d'imaginer qu'il n'y avait pas d'arbres à l'époque. J'ai d'ailleurs appris récemment qu'on a énormément sur-estimé la couverture de forêt primaire sur le continent américain. On découvre grâce à la technologie Lidar de plus en plus de cités et de traces de civilisation sur de très grandes surfaces, et la forêt qui a repoussé à ces endroits a, elle, tout au plus quelques centaines d'années et s'est nourrie du sol enrichi par les déchets organiques de ces civilisations.
On monte en haut d'un énième temple, le plus haut. On commence à être fatigués mais la vue est de nouveau fantastique.
Luis pensif, face à cette splendeur
Le retour se fait à travers la forêt. On croise aussi des coatis, encore eux ! On rigole en pensant aux diplodocus, on fera alors le montage ci-dessous ! Après ça on prend un café à l'entrée et on repart, direction le Belize !
JuraCheap Park et les Cheaplodocus : du grand art !
On attend le bus direction Melchor de Mencos. Quand il arrive le chauffeur attache nos sacs sur le toit, un peu à l'arrache et le bus est plein de chez plein. On me pose derrière le siège passager, les femmes qui attendaient avec nous, sont debouts, avec enfants, dans le couloir. Je leur proposerais de changer au prochain arrêt mais elles refuseront (en même temps ma place n'est pas confortable du tout!). Au bout d'une heure on est plus qu'à 5km et 4 dans le bus... mais on se retrouve dans une opération escargot, il y a plein de voitures sur les deux voies, des scooters, des motos de tous les côtés...tout ce joyeux monde veut rejoindre Melchor aussi, des drapeaux sur les motos, des fanions, des drapeaux à l'effigie de Pepe. Joyeux bordel, les enfants portent les drapeaux, c'est à la fois bon enfant et très malaisant !
Après ça, on est enfin devant un pont, c'est l'heure de descendre et de marcher à la frontière, Ciao Guatemala, hello Belize et le choc culturel !
Très jolie la carte postale avec les 6 portes colorées… bisous
RépondreSupprimerHeureuse toujours de voyager un peu avec vous.
RépondreSupprimerBien impressionnant tous ces temples dans l' immense forêt qui a repris ses droits.
Bisous les loulous et au plaisir de vous lire. Christine