Antigua & El Fuego - Guatemala 🇬🇹

Dimanche 16 avril

On quitte Santa Ana au petit matin, et on saute dans le bus qui nous amène en sortie de la ville. Castor nous accompagne et on lui fait un énorme bisou avant de sauter pour l'aventure de nouveau !
Après ce bus où je parle tout le trajet avec Rey(nald) qui me propose d'ailleurs de prendre une photo pour le souvenir, c'est le 210 direction Ahuachapán puis le 263 pour la frontière (en plein milieu d'un grand marché !)

La frontière côté Salvador est superbe, un bâtiment flambant neuf où on nous donne un papier avant de passer la frontière à pieds. On a pas notre photo avec un drapeau alors on demande à la femme qui vend des maillots de foot avec la "bandera" (drapeau) d'en emprunter un pour la cause ! Ça donne une photo à l'arrache avant de voir un mini drapeau avant de passer la frontière ! Que les policiers nous offriront ! Les Salvadoriens gentils jusqu'au dernier moment !

Guatemala, la frontière ressemble à un no-man's Land. Il n'y a absolument rien, mise à part une tienda (épicerie) dans laquelle on va passer plus d'une heure pour acheter une carte sim... sauf qu'on y arrivera pas, les 3 femmes à l'intérieur ne sont d'aucune aide. Après ça on se retrouve au poste de frontière pour le tampon et grimper dans le chicken bus qui va nous mener durant 3h jusqu'à Guatemala City.
Nos seuls dollars en poche, ça nous coûtera 8$. 
On sent à l'approche de la ville, la température redescendre drastiquement de quelques degrés. La route est aussi très endommagée. Je pourrais dormir une heure, Luis, dans le bus scolaire pour petits enfants, n'y pensons pas !

On prend ensuite un taxi, accompagné par un gentil monsieur, pour faire 2 minutes de route à 6 dans une mini voiture (deux monsieurs se serrent à l'avant, sur le siège à côté du conducteur) pour arriver à un autre arrêt de bus (notre connexion pour Antigua).



La ville de Guatemala City est un bordel sans nom, une pollution visible et qui se ressent. Après avoir enfin trouvé le forfait pour nos téléphones on grimpe dans un bus et on arrive à Antigua, et à notre hôtel, Posada Maya, dans notre mignonne petite chambre monacale !

Ce qui est le plus joli dans la ville, c'est le soir où les monuments (ou bien même les ruines parfois!) sont éclairées.

Le soir on rejoint Olivia et Guillaume autour d'un bon dîner chez Como Como, tenu par une belge ! Que c'est drôle de passer la soirée avec eux, qu'on a tant de mal à voir à Paris. Ils fêtent leur lune de miel.... qui devait avoir lieu il y a 3 ans !

Lundi 17 avril

Balade de la ville est ses nombreux magasins-marchés, on déjeune ensuite à La Cuevita de Los Urquizú où deux pupusas, du guacamole, une petite salade feront l'affaire pour nous tenir au corps jusqu'au dîner. Le cadre est très beau, des plantes partout, des masques au mur, une petite fontaine qui tire la langue !

La balade de la ville se fait lentement, on se laisse porter au grès des rues, des ruines, des couleurs qui nous attire...

Un quetzal (symbole et monnaie du pays), l'architecture très riche et colorée, la bibliothèque, une fontaine tétons 


Les tissages 😍
Des vendeuses déjeunent devant le "stock" de la procession de la semana santa

Après l'apéro avec Oliv et Guillaume dans leur sublime hôtel on va dîner chez Samsara, un délicieux restaurant végétarien recommandé par Ole et Merle. On prend des forces avant les 2 jours de randonnée qui nous attendent, pour l'ascension du Fuego, un volcan actif dont tous ceux qu'on croise sur notre route nous parle.... !

Mardi 18 avril

Luis
On part de l'hôtel chargés de nos sacs habituels plus environ 4l d'eau chacun. On prend un tuktuk qui ne nous amène pas exactement où on veut et on finit donc à pieds vers le rendez-vous pour le transport jusqu'à Acatenango. 

Pendant le trajet on fait connaissance d'Alvin, suédois très détendu et apparemment fêtard, et d'Emy, hollandaise qui vient de découvrir son incapacité à voir des images dans sa tête (ce qui nous vaudra de longues conversations pour comprendre tout ce que cela implique). Nous sommes seulement 4 et après avoir récupéré le matériel et préparés nos sacs, nous partons pour l'ascension avec Aníbal, notre guide. 

On croise des gens qui redescendent de la veille, ils ont l'air épuisé, certain n'arrivent plus à plier les genoux et descendent tels des pingouins. On rattrape assez rapidement des groupes avec plus de 20 personnes, c'est l'autoroute pour monter. 

On croise d'ailleurs pas mal de personnes qu'on a déjà vues au cours du voyage ! Mais en étant que 4 on finit par dépasser tout le monde et on finit par être seuls dans la forêt et on garde un bon rythme pour monter.
 Pour l'instant c'est plutôt simple comme rando. Plus on monte plus les paysages sont beaux, il y a des pins morts à cause d'un insecte qui sont envahis par des lichens verts, ça donne une ambiance un peu mystique. 
On arrive les premiers au camp, fierté d'Anibal, et on se dit que c'était pas si dur comparé à ce qu'on a pu faire récemment.
On passe deux heures au camp, il fait plutôt très gris donc on ne voit pas grand chose, on fait un casse croûte et on fait découvrir le capirucho à nos amis. 




Puis vient l'heure de se rendre au fuego ! On se couvre au maximum (Alvin met "tres pantalones" sur lui et parce que tout le monde nous a dit qu'il y faisait très froid, on emmène les couvertures des cabanes avec nous. Il faut redescendre Acatenango de l'autre côté pour aller monter sur la crête du fuego, et espèrer voir les éruptions de plus près. On est tous très en forme et motivés et on arrive assez rapidement sur la crête. 

Avec nos minis écharpes d'Harry Potter

Le camp vu d'en bas

Le temps qu'il faisait après l'éclaicie. La réalité lors de notre descente : mystique !

On est complètement dans les nuages, il fait très froid et on ne voit pas la cime, donc pas les éruptions. On se pose donc et on s'emmitoufle en espérant que ça se lève, on continue de bien rigoler et des qu'un peu de ciel apparait on encourage "Go Fuego, go Fuego".
On attend comme ça plus de 2h (alors que c'était prévu de rester là 30min), heureusement qu'on a pris les couvertures. On voit des groupes arriver, puis repartir. Il fait vraiment super froid et on commence a perdre espoir, par deux fois la cime se découvre pendant quelques minutes, mais pas d'éruption. Jusqu'a ce qu'on voit le ciel s'ouvrir complètement et un grand cri d'un groupe plus bas nous averti et on peut se tourner à temps pour voir la première éruption ! C'est un moment magique est on est déchaînés et soulagés de ne pas avoir attendu 2h dans le froid pour rien ! On attend encore un peu et on revoit encore 2 petites éruptions, mais il fait vraiment trop froid et on demande à rentrer. 

La redescente du fuego se fait sans encombres et on attaque la remontée au camp. Il est déjà assez tard et c'est la partie la plus difficile qui est devant nous. Ça monte très très raide et on est rapidement a court d'eau, et tout le monde a faim puisqu'on est resté si longtemps. On puise profond pour mettre un pas devant l'autre et l'ascension est rythmée par des explosions de plus en plus spectaculaires du volcan derrière nous. 



C'est magnifique et légèrement effrayant de voir ces blocs de laves projetés à plusieurs dizaines de mètres en l'air. On finit par arriver au camp, lessivés. Après avoir tenté d'allumer le feu sans succès (tout est trempé de la pluie de la veille), on mange nos spaghetti et un petit chocolat chaud et au lit. On se lève a 4h30 le lendemain pour aller voir le lever de soleil au sommet d'Acatenango. 

Le volcan lors de notre réveil 

Le guide est je pense lui aussi fatigué parce qu'il essaie de nous dissuader d'y aller en disant que la vue n'est pas mieux de la haut que du camp. On insiste quand même parce qu'on veut aller au sommet. Seule Emy reste au camp. Effectivement il y a une super vue sur le volcan depuis le camp et on a pu observer de nombreuses éruptions toutes plus impressionnantes la veille. 

Mais, malgré la difficulté de se remettre en marche vers plus d'altitude après cette courte nuit, la vue du sommet est fantastique. Les éruptions au moment de l'aube sont magnifiques car on voit a la fois la lave et la fumée qui se dessine au dessus du volcan, avec les étoiles en fond.

On voit a 360°, le volcan d'un côté et le soleil qui commence à poindre au dessus d'une mer de nuage de l'autre. On voit Antigua, le lac Atitlán, tous les volcans de la chaîne, jusqu'au Mexique. 



Une fois le jour bien levé et le soleil nous ayant rechargé un peu on redescend au camp pour retrouver Emy et prendre un petit dej : des chips de maïs et de la pâte de haricot rouge, bof mais on prend ! Et puis on packe et on entame la descente au pas de course ! Il fait beau ce matin et les paysages se révèlent sous une nature plus colorée et on est heureux de n'avoir que de la descente à faire. On collecte pas mal de déchets, c'est très sale surtout proche du camp. 
On plie la course en 2h de temps et on célèbre a l'arrivée avec une petite boisson offerte par l'agence !

Contents de notre performance !

Commentaires

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

La conclusion de ce grand voyage

Tahiti, l'arrivée sur le sol Polynésien 🇵🇫

Raiatea, Bora Bora et Maupiti - Les îles sous le vent - Polynésie française 🇵🇫