Samedi 18 mars
On arrive à Granada après une belle journée de ferry, bus, depuis Ometepe dans notre hôtel El Arca de Noé, un hôtel familial tenu par Carlos, sa soeur et sa mère. On aperçoit des photos du père qui semble un personnage important de la ville de Granada. La soeur, handicapée mentale, fait des peintures exposées dans tout l'hôtel.
On décidera d'y rester tout le long de notre séjour de 5 jours.
Le soir c'est pizza chez
Pan de Vida où on assiste à un petit concert !
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Le patio de l'hôtel (où on peut voir la toiture en travaux) |
Dimanche 19 mars
Le premier jour on reste tranquille. On se balade dans la ville, on visite le marché pour faire le plein de légumes et fruits pour les prochains jours.
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La ville est très colorée et les yeux captivés ! |
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Notre vendeur favori chez qui on reviendra les jours suivants parce qu'on a droit aux vrais prix avec lui ! |
Pas loin de notre hôtel se trouve une "feria" dans un bâtiment qui réunis des sourds-muets autour de l'artisanat (tissage, figurine de plâtre). On leur achète un lot de 10 cartes postales pour donner un peu de sous.
Quand on décide d'aller acheter des timbres, la femme du bureau de poste nous annonce qu'on ne peut pas envoyer de cartes en dehors du pays !
Lundi 20 mars
On se repose énormément à l'hôtel, puis on marche dans la ville, la rue des bars si animée le soir est bien calme la journée !
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L'hôtel (Ruben) Dario, le poète le plus célèbre du pays |
Je demande à un opticien s'ils peuvent me réparer mes lunettes de soleil, impossible. On va s'arrêter à un stand, en pleine rue où l'homme répare des montres ou des téléphones pour lui demander un point de soudure. Efficace pour 1$ !
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Le stand et la vue depuis nos chaises |
A midi c'est l'heure le l'Histoire de la ville par Carlos, en voiture !
La ville de Granada fut fondée par un conquistador venant de Granada en Espagne. C'était une ville très importante pour l'époque car le lac Nicaragua est relié aux caraïbes par le rio San Juan, et le bord du lac est seulement à 18 km du Pacifique. C'était donc un moyen de relier les deux océans.
Le pirate Henry Morgan (Captain Morgan) a pu en profiter et se faire un nom en pillant la ville et en ramenant un quantité impressionnante d'or à l'ile de Tortuga.
L'Amérique centrale a obtenu son indépendance en même temps que le Mexique, et le Costa Rica, le Nicaragua, le Salvador, le Guatemala étaient alors dans une alliance.
Le Nicaragua fut le premier à en sortir et Granada et Leon commencèrent à se disputer le titre de capitale du nouveau pays. Les deux villes étant très similaires la lutte dura environ 20 ans sans qu'il y ai de vainqueur. Jusqu'à ce que Leon décide de faire quelque chose qui changea l'histoire du pays pour toujours. Ils engagèrent le mercenaire Johnny Walker, un californien. Celui-ci débarqua au Nicaragua avec 1000 hommes entraînés et armés avec les meilleurs armes de l'époque et s'empara de Granada sans verser un goutte de sang. Mais au lieu de rentrer chez lui, il décida de se déclarer président du Nicaragua, et dans la foulée de déclarer Granada sa capitale. Beau coup de roublardise.
Une de ses premières décisions fut de rétablir l'esclavage. C'était apparemment le plan depuis le début. C'est quelque chose que les américains ont tenté au Nord du Mexique également.
Les nicaraguayens finirent par se révolter et virer William Walker, mais celui ci avant de filer à l'états-unienne ordonna a ses hommes d'incendier Granada. Ce qu'il firent méthodiquement avec 4 charrettes d'huiles qui se répartirent les 4 coins de la ville, rue par rue. Ainsi donc il ne reste plus que 2 murs et une façade d'église qui subsistent de l'époque coloniale andalouse. Tout a été reconstruit et la ville n'est que plus belle.
William Walker de son côté est retourné aux Etat-Unis, puis est revenu dans la région pour tenter de faire d'établir de la même manière une colonie esclavagiste a Honduras. Il s'est fait capturer, puis fusiller. Comme quoi il y a une justice !
Mardi 21 mars
On monte sur la tour de l'église et la vue est à couper le souffle, une jolie vue à 360 sur toute la ville de Granada avec ce beau ciel bleu !
On part vers le lac pour chercher des informations pour louer un kayak pour le le demain. On tombe sur Elvis Calla, un homme qui nous arrête pour nous vendre ses services. On lui dira okay, le kayak double pour 3h et pour 900 córdobas (soient 25$) après d'après négociations.
On s'arrête pour une pause rafraîchissante chez le barbier où la femme nous coupe exactement ce qu'il faut, pour nous deux, pour un peu plus de 6$ !
Le soir, on va voir le Volcan Masaya au coucher de soleil. On a réservé le tour à notre hôtel pour 22$ chacun. On arrive dans un bus rempli de touristes aux cheveux blonds, et le guide nous explique un peu l'histoire du volcan.
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| Sur cette photo on voit des plots en bois, ce sont les installations qui ont permis au funambule américain Nik Wallenda de traverser le dessus du cratère en 2020 . La video |
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Recto : la fumée du cratère de Santiago / Verso : la lagune de Masaya |
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Un arco iris (arc-en-ciel) se cache sur cette photo |
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On est en Écosse ?
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C'est joli mais on aimerait quand même marcher vers le volcan en question, pas aussi loin (le volcan qui fume derrière moi est bien trop loin!) On doit attendre mais le guide nous dit que les conditions ne sont pas idéales. Quand on arrive au mur qui nous sépare du vide et de la lave, à la nuit tombée, c'est noir de monde. Et pour se faire une place place c'est pas simple...
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La seule photo qui rend bien.
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On s'attendait à quelque chose de beaucoup plus spectaculaire d'après les descriptions des gens qui nous ont conseillé d'aller à cet endroit. Ça l'est un petit peu mais l'ambiance tour operator nous a un peu gâché le moment !
Mercredi 22 mars
Aujourd'hui c'est kayak ! On se lève à 8h30 pour le tour. On vient nous cueillir en taxi après les pancakes de l'Arca de Noé, pour débarquer sur le quai. On sent qu'il y a un peu de vent.
On a pas le kayak double mais deux kayak chacun, et Luis a une pagaie artisanale (un tube d'acier + 2 palmes en résine) qui pèse une vache morte. Et c'est parti !
Il y a un vent terrible, terrible et pour faire le tour des îles on doit pagayer face au vent et aux vagues et c'est vraiment très difficile. Il est 9h maintenant, mon dos un peu en vrac subit mais on voit de jolies petites îles.
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Il y a même la petite île de Tahiti (réservable par Airbnb !) |
Au bout d'une heure et demie intense de rame on perçoit le bar de pirate, alors on s'arrête boire un délicieux "jugo de mango" en compagnie d'un bébé chien très affectueux et d'une chatte en chaleur qui nous offre un spectacle de twerk.
Du jeudi 23 au dimanche 26 mars
On a rendez-vous à midi à l'hostel De Boca a Boca (de bouche en bouche, notre bouche à oreille à nous !) Et on oublie même de payer notre hôtel ! Heureusement que c'est juste à côté, à midi 10 on part en shuttle gratis au Treehouse, à 15min de la ville.
On s'installe dans une des cabanes dans les arbres et on a une vue sympa (pour tout de même 45€ la nuit), on se fait un petit luxe là !
Le soir c'est karaoké en petit comité (on est une quinzaine, entre volontaires et ceux qui louent cabanes et dortoirs, des Australiens, Anglais, Canadiens, Néerlandais...)
A notre tour... on interprète avec brio un duo... Devinez lequel !
Le lendemain c'est très tranquille, on prend des forces avant la fiesta de ce soir, réputée dans le coin, et qui explique notre venue ici ! À partir de 16h vont arriver 3 bus d'environ 80 personnes, on sera donc environ 300 ce soir !
Avant ça, on fabrique nos propres tee-shirts floqués du logo de la Treehouse avec Ryan (et une tarentule qui dort pas loin), je dessine...
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De jour / De nuit |
En avant la fiesta
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Comme on peut le voir à ces photos on s'amuse bien. On se fait même de petits tatouages avec Carlos, un tatoueur qui est installé la pour l'occasion ! Une cigale pour Luis, un petit ananas pour Coti !
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Le lendemain c'est repos obligatoire avec petit film le soir, "L'incroyable Mr. Fox" et dimanche on retourne à Granada pour une pause déjeuner avant un bus pour Leon.
De retour à Granada
Le vigoron de départ : l'histoire de ce vigoron alors !! Le vigoron est un plat typique du Nicaragua avec de la salade de choux, du yuka en purée et du lard de cochon en tranches (ici la
photo et la recette). On demande alors la version végétarienne dans ce restaurant sur la place du Parque Central qui s'appelle "El Gordito" (version donc sans lard).
Au goût on trouve les tranches quand même assez fortes pour quelques chose de cuit avec de l'huile végétale.. on demande au monsieur de nous expliquer ce que c'est. Sa réponse est sans appel : "es la grasa del cerdo, y es aceite vegetal, no es malo!" (c'est de la graisse de porc et de l'huile végétale, c'est pas mauvais!)
Il est temps de dire au revoir à notre cher serveur, notre voisin de table américain qui nous somme que les européens en voyage sont radins (il achètera tout un tas de petits trucs à tous les vendeurs qui passent à sa table), on achète nous aussi 3 bricoles, ha salut le vendeur sourd muet du premier jour. Allez zou, direction le bus !
Chers vous deux… bravo d’avoir acheté des cartes aux sourds-muets… merci de partaytpur ce magnifique voyage avec nous … est-ce que vous vous rendez compte de la chance que vous avez…? Partir en vacances pendant 6 mois …!!! Quel luxe!!! Je sais que vous avez bien travaillé pour ça… et c’est épatant à vit… je suppose !! Mais ce n’est pas la vraie vie… désolée de le dire… !!! Merci pour ces images, pour ces paysages, pour ces découvertes… profitez bien… bises de Flo
RépondreSupprimerBon il y a des mots tronqués… des erreurs… mais je pense que vous arriverez a comprendre !!!🥰
RépondreSupprimerOui, on réalise tous les jours qu'on est chanceux, surtout quand on voit les conditions de vie de certaines personnes ici .. Effectivement on a travaillé mais on a surtout eu la chance d'être nés en France et d'avoir pu bénéficier de son système éducatif. En tout cas on est pleins d'idées pour faire de beaux projets en rentrant !
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