Perdus dans des hectares de café à Chinchiná - Colombie 🇨🇴

Jeudi 15 décembre 2022

Coti
Après une matinée à Pereira, toujours des oeufs au petit-déjeuner, nous prenons le bus pour atteindre Santa Rosa de Cabal où nous nous arrêtons boire un petit café avant de commander un taxi et rejoindre notre hacienda pour 1 jour et demi, La Gaviota, qui est aussi et surtout une cafetera, dans la région de Caldas.

Les oeufs de Pereira, dans les airs


On arrive dans le paysage culturel du café, partout, avec notre chauffeur de taxi qui vient aussi pour la première fois de sa vie dans ce paysage nous dit il !

Les champs de café

Notre hacienda, un havre de paix
Le salon, salle à manger donne sur les arbres et la nature tout autour

Au plafond, du bambou, des toiles de jute. Pas de verre, seulement des moustiquaires

Carolina nous apprend différentes façons de faire la café, Luis choisit la méthode au siphon, moi je révise les classiques : la presse à la française et la cafetière à l'italienne !


La machine qui sépare la coque du grain



On attend le coucher de soleil après le cours de barrista. C'est peace, pas un bruit, sauf peut être celui des oiseaux qui viennent, curieux, voir ce qu'on fait ici, à regarder au loin des plants de café.


Les colibris, partout


On dessine, lit dans le salon, agréable, à côté du sapin de Noël, en attendant que le mari nous prépare le dîner : des pâtes avec des légumes du potager. On va dire que c'est toujours pas pour tout de suite le repos du ventre pour bibi !

Vendredi 16 décembre 2022

Le lendemain on traîne, on traîne, Luis se réveille à 6h30, le hamster qui tourne dans sa tête. Il pose ses pensées à l'écrit.

Luis
C'est mon heure de réveil depuis qu'on est arrivés, en même temps que le soleil. Il faut dire qu'on se couche assez tôt aussi.

Coti
J'entends des oiseaux qui sifflent déjà, je me réveille aussi. Un petit déjeuner : des oeufs, une arepa, un café et on se pose un peu pour réserver nos prochains stops avant Medellin. 

Frost qui attend les caresses du matin 

Après c'est un tour de la plantation avec Carolina. Elle parle lentement, ce qui nous permet de tout comprendre. On est accompagné par le soleil qui commence à taper fort. 

La hacienda vue depuis les plantations 

On nous explique depuis notre arrivée que leur production est bio : les produits contre les petits parasites est d'origine 100% naturelle. Quand on a quasi terminé la visite, Carolina nous confesse que la seule façon de nourrir la terre une fois par an de potassium, magnésium et vitamine est de façon chimique ... 🤨
 On est un peu interloqués sur le moment, on ne sait pas trop comment rebondir et elle précise que parce que c'est dû la main d'oeuvre, jeune, qui ne souhaite plus venir. C'est une tâche rude, qui doit être réalisée au pied de chaque plant. Ils ont 9,7 hectares de plantations. 


Après cet instant de flottement on continue la visite et puis c'est le moment de desconectarse en attendant l'almuerzo : riz et légumes... Pour mon plus grand bonheur ! 


Les grains de cafés ont récoltés mûrs, quand ils sont bien rouges

Notre pot de colle qui se fond au décor dans le lieu où sèche les grains

Le café sèche au sol pendant 3 jours quand il y a grand soleil ou 10 jours, voire une semaine les jours plus humides (c'est le cas depuis 3 ans....)

Les grains avant torréfaction, une fois séchés


La salle couverte où sèchent les grains après tri (et nos vêtements qui sèchent à gauche, au dessus !)


Luis Petit point changement climatique 

On en avait parlé avec Santiago, notre guide du trek qui a aussi une plantation familiale et Carolina nous a dit la même chose, cela fait 3 ans qu'il pleut quasiment tous les jours dans la région. L'eau qui manque dans nos régions du pourtour méditerranéen ne disparaît pas, elle se concentre sous les Tropiques qui font face a des problèmes d'innondations, de glissements de terrains, et de baisse des rendements agricoles. Nos trajets en bus on fortement été ralentis par les glissements de terrain (ex: Bogotá Ibagué 7h au lieu de 4). Santiago dit qu'il a perdu environ 30% de production a cause du manque de soleil, qui empêche les plantes de fleurir. C'est aussi pour ça qu'on a fait le trek en bottes de caoutchouc. Pour aller plus loin, vous pouvez comparer les impacts du changement climatique par région sur les cartes de cet article.




Coti
On réserve notre taxi pour la prochaine ville, Chinchinà, auprès de Jair, notre taxi d'hier. On veut profiter au maximum de ce havre de paix mais il déboule à 17h ! Vite, on achète du café, on boucle nos sacs, on paie notre séjour (très cher pour ici: 75€ mais qui comprend 2 repas, un tour de la plantation et un cours, et la nuit bien sûr). 
Jair arrive donc et on parle de beaucoup de choses pendant le trajet. Il est en visio avec sa femme et un comptable pour discuter d'une cuenta (facture) et le réseau ne passe pas bien donc ils ont du mal à s'entendre et comme si c'était pas déjà compliqué il nous parle en même temps ! En tous les cas où il n'excède pas les 30km/h (étonnant pour les taxis ou conducteurs de bus qui ont le pieds au plancher d'habitude !). On sent que Jair veut nous parler, il a bien aimé notre compagnie hier, on écoute des chansons Françaises (Stromae 😅 qui est Belge). On parle de danse, de culture, de la langue. Lui aussi a été policier (sergent) pendant 21 ans et il est a la retraite.

On arrive enfin à destination, une petite ville pas très jolie, qui ressemble à ça à notre réveil ! 

Notre hôtel, au premier plan

Notre hôtel est dans une rue en travaux, on est vendredi soir, il y a de la musique à fond, on entend une sorte de soirée ambiance "les classiques de la chanson Colombienne" dans la chambre d'à côté (en réalité on a un club billard pas loin qui semble être the place to be des jóvenes - les jeunes).

Luis
On fait le tour des restaurants du quartier à la recherche d'options végétarienne, et après 4 échecs on revient à un restaurant juste en dessous de l'hôtel où on prend un ensemble d'accompagnements car ils n'ont que des plats de viande. L'offre végétarienne étonnamment étoffée dans les endroits touristique est complètement absente ailleurs. 

Après un petit coup de flip car j'avais laissé mon téléphone sur la table du restaurant en rentrant à l'hôtel, nous dormons avec les boules quies biens enfoncés dans les oreilles. Demain départ pour Medellín.

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