On descend tôt le matin avec Kamakea qui nous droppe en allant au travail. On marche tranquille mais le ferry est là, on achète vite les billets et on l'attrape tout juste !
En arrivant on marche un peu et on fait du stop. On est pris par un Californien super sympa avec qui on discute si bien qu'on oublie de lui dire où on va !
Lorsque Luis recherche sur son téléphone, on se rend compte qu'on a déjà bien dépassé notre arrêt. Sympa, notre chauffeur fait demi-tour pour nous déposer, environ 500m à peine après l'endroit où il nous avait pris ... à Te'Avaro. On est confus mais il nous dit que c'est pas grave c'était l'occasion de discuter un peu ! On est encore une fois surpris de la gentillesse des personnes qui vivent ici...
Arrivés au Airbnb au bout d'une piste un peu cabossée, on ne voit personne à part les deux gros chiens, Holly et Hoka qui attendent paisiblement. On finit par voir Moehau à qui on demande des infos sur les randonnées, notamment le fameux Mou'a Puta. On voit qu'il n'a pas envie prendre la responsabilité de nous conseiller d'y aller, mais quand on lui demande s'il connait un guide, il sous entend qu'il n'y en a pas vraiment besoin. En discutant un peu plus il nous dit qu'il entretient la plupart des chemins de randonnées de l'île. Il nous dit qu'il faut des gants et on lui demande s'il peut nous en prêter ce qu'il fait (on prend ça pour une validation de sa part !).
On ne doit pas trop tarder car on veut déjeuner avant notre sortie de l'après midi : les baleines ! On aurait bien emprunté les vélos, mais ils sont crevés donc on part en stop à nouveau.
On a un peu de mal à trouver une âme charitable sur cette île donc on traverse par le Hilton, c'est ce qui se fait bien ici !
On voit passer une petite voiture sur la piste qui mène à la plage. Elle ne nous voit pas tout de suite, mais quand elle s'arrête un peu plus loin, on saute sur l'occasion pour aller lui demander de nous emmener ! On déjeune dans un snack repéré par Coti. Malheureusement les options végés ne sont pas incroyables. On opte pour un 'pizza bagel' sans jambon, qui est en fait un bagel avec un peut de ketchup et emmental à 1300PFC (11€).
La Montagne verte
On se rend à notre rendez-vous au Moorea Beach Club pour l'excursion baleines. On est un peu en avance, on observe le paysage à couper le souffle...
Au bout d'un moment arrivent avec le bateau le capitaine Tamatoa et Louis, le guide spécialisé baleines. La loi polynésienne oblige d'avoir un guide agréé pour pouvoir aller nager avec les baleines. On discute matériel, et Louis propose gentiment de prêter son masque tout neuf à Coti, qui a de petits problèmes de buée avec le sien (qui est en plastique et plein de rayures aussi accessoirement parlant).
On est un peu léger côté palmes : on aura une palme chacun, prêtée par nos guides trop sympas. Peu après, nous rejoignent Paul et Andrea, deux roumains qui font une arrivée assez tonitruante. Ils viennent de passer une semaine sur Tahiti et disent qu'ils regrettent absolument, que les restaus ne sont pas bons et les gens pas sympa. Mais ils sont content d'être là, c'est beaucoup mieux d'après eux. Les articles précédents montreront qu'on est pas du tout d'accord avec eux sur Tahiti mais on choisit de s'accorder pour dire que Moorea est magnifique ! En tout cas on est chanceux parce qu'on n'est que 4 sur le bateau, c'est rare, surtout que c'est le deuxième jour après l'ouverture de la saison d'observation des baleines (il faut attendre que les petits baleineaux soient assez grands !).
Paul est un bon nageur et dit qu'il n'a pas besoin de palmes. Andrea est un peu effrayée par le bateau et en voyant l'état de la mer signale qu'elle n'ira pas à l'eau.
Louis nous explique bien ce qu'on va faire si on voit des baleines : d'abord on observe pour voir combien elles sont et combien de temps elles plongent. Puis au signal on se glisse dans l'eau et on nage à fond ! Il arrive que les "parata" (une espèce de requin) rodent proches des baleineaux pour les attaquer (mais Louis dit ne pas en avoir vu depuis un moment). Si on en voit pas la peine de paniquer... on fait tranquillement le signe à Louis une main au dessus de la tête et tout le monde remonte sur le bateau, et tout ira bien ! 😅 on est quand même pas tant rassurés que ça sur le point requins !
On part vers l'est direction Tahiti, c'est là que des baleines ont été vues le matin. On guète un peu tendus mais content déjà d'être en mer par cette belle journée. Puis d'un coup un souffle au loin. Tamatoa fonce dans la direction puis on observe à distance. C'est une maman et son petit. Ils restent quelques secondes à la surface puis replongent. Louis met son chronomètre et mesure, 12/13 minutes plus tard, elles remontent, on attend qu'elles replongent puis c'est parti ! On saute à l'eau et on nage, Paul accroché à la bouée que tracte Louis et nous on nage, chacun avec avec notre palme unique. L'adrenaline est au maximum, on nage, on nage, on nage, c'est intense.
Au bout d'un moment on voit une ombre blanche. Ce sont elles ! Les deux sont là, à la verticale, tête en bas. On est juste au dessus d'elles, la mère d'un côté et le petit de l'autre, qui a l'air d'avoir plus de mal à rester vertical ! On se décale un peu et au bout de quelques minutes le petit remonte, tout doucement. Il est à quelques mètres de nous, on voit absolument tous les details, son petit oeil plissé qui semble nous regarder, puis il se détourne.
La mère remonte juste après, un peu plus loin mais beaucoup plus grosse, elle s'éloigne assez rapidement. Cette première rencontre est incroyable. On est tous émus, c'était magnifique. On sent que ces bêtes majestueuses nous ont remarqué, qu'on a échangé un moment avec elles, c'est un sentiment indescriptible. On remonte sur le bateau et on essaie de repérer quand elles ressortent...
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| Direction les baleines ! |
On regarde autour de nous on les voit sortir une fois, mais elle ne replongent pas et on ne sait plus trop où elles sont. Au bout d'un moment, on voit l'autre bateau qui les a repérées et on les rejoint. Cette fois-ci, on sait un peu mieux à quoi s'attendre donc il y a un peu moins d'adrénaline, mais on a un peu plus de mal à trouver les géantes endormies. On nage, on nage, on cherche, Tamatoa nous fais de grand signes depuis le bateau pour nous donner la direction. On finit par les trouver, et là c'est un nouveau spectacle. Malheureusement la GoPro ne démarre plus, tant pis, on a les vidéos de la sortie précédente. Il y a moins de fond que la fois précédente et la mère - qui doit faire bien 16 mètres - est à la verticale alors qu'il doit y avoir maximum 20 mètres de fond. Elle semble dormir la tête posée sur le fond de sable !
C'est parfaitement clair et on peut l'observer entière au repos, son ventre blanc et ses motifs dessinés. Lorsqu'elle remonte tout tranquillement, elle passe progressivement à l'horizontale et on voit sa nageoire se replier le long de son corps pour se tourner, puis elle accélère tout en souplesse grâce à sa caudale, c'est vraiment impressionnant d'imaginer la masse d'eau qu'elle déplace.
Avant de remonter sur le bateau, le capitaine poursuit un catamaran qui fonce sur les baleines en mouvement, il est super énervé, il engueule le skipper qui ne sait pas trop bien expliquer son action.
Après cet épisode plein de grâce, on remonte et on est comme des fous. On a tellement de chance d'avoir assisté à un tel spectacle. Coti verse une larme d'émotions et on repart direction le spot des tortues !
En chemin on tente de pêcher le thon ! On voit d'autres expéditions et d'autres baleines, mais notre tour et fini. Un baleine saute au derrière nous et on ne la voit pas mais on a quand même le temps de se retourner et de voir la trace d'écume qu'elle a laissé.
On arrive à voir quelques grosses tortues au fond d'un courant d'eau, encore un moment qu'on attendait depuis qu'on a vu les tortues au Costa Rica ! Cette journée est une bénédiction sur le plan animalier. On est servis.
Après l'expédition on fait une pause sur un motu (des petites iles dans le lagon) non loin de là.
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| Le Motu |
Le petit lezard bourré qui vient boire dans les cocktails des gens
On y joue avec le petit de la femme qui habite ici. Elle nous raconte qu'elle a trouvé son mari en métropole, qu'elle est de Saint Etienne et qu'ils ont décidés, avec son mari originaire d'ici (adopté par un couple de métropolitains) de revenir vivre chez lui. Ils ont deux enfants incroyablement beaux. L'aîné joue aux tic tac toe fait de coquillages avec Luis et la petite se balade nue entre sa maman et l'eau.
On échange avec Paul qui nous parle du Arapehima, un poisson avec des poumons ! Et de sa vie, tandis que sa femme boit son cocktail avec son masque et son bonnet de bain encore vissés sur sa tête ! On attrape aussi des guekos vert pétard et rose... On a jamais vu ça !
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| Le Moua-Puta vu d'ici ressemble a une tête de femme qui regarde le ciel |
Le soir on dine à la roulotte de l'autre côté de la route, pas loin de notre Airbnb. On a pas d'autre choix que de manger du poisson ou un hamburger... c'est pas fameux mais est-ce bien grave après une telle journée ?!
Jeudi 3 août
Le matin on veut aller voir la plus belle plage pour aller faire du masque et tuba : Tema'e.
Le meilleur spot de snorkeling, près du récif, nous a été conseillé par la femme qui nous a pris en stop la veille. on y voit des tas de poissons et coraux, plus beaux, plus colorés les uns que les autres, c'est un régal... et on voit un poisson vache à longues cornes, des énormes caranges... franchement c'est incroyable de beauté.
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| La plage de Tema'e, vue sur Tahiti |
Le temps file vite et on a rendez-vous au Coco Beach à 10h30, Paroha nous a vivement recommandé le lieu et nous y a réservé une table. On se rhabille et on fait du stop parce qu'il n'y a pas d'Helloscoot dans le coin (les scooters qui se louent à l'heure ou à la journée).
Fabienne, une infirmière qui vit ici depuis 20 ans nous prend en stop et nous dépose encore loin de notre objectif. On trouve ensuite un hello scoot à 10 minutes à pieds, on accourt mais on arrivera pas à temps pour la navette du Coco Beach à 10h30 ! On attend 20 minutes puis on monte dans la navette avec quelques personnes super sappées 😁 nous on est sur un dress-code beaucoup plus relax, comme d'habitude...
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| Sur notre HelloScoot électrique |
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| La pirogue polynésienne |
Le
Coco Beach c'est un endroit super beau, sur un motu, où parfois quelques fêtes sont organisées et où les amis vont. Aujourd'hui c'est une ambiance plutôt familiale, et, pieds dans le sable, on est prêts à se commander une bouteille de rosé blanc gris !
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Salade thaï, poisson coco citron et frites de patates douces |
Les plats trop bons, nos verres flottent dans l'eau, tout va pour le mieux !
On passe un super moment, on appelle Jérôme et Charlie pour leur faire un coucou dans l'eau, eux sont à Berlin et ont bien bien entamé l'apéro, on rigole et on continue de terminer notre bouteille peinards.
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| Retour sur Terre |
Un dernier tour des environs, on marche un peu sur la plage à la recherche de petits trésors mais il est temps de quitter le Coco Beach. En voyant la navette s'en aller, on se presse, et on aperçoit Arthur (de la télé), Mareva (sa femme) et Raimana attablés mais Coti n'ose pas aller saluer Raimana, le frère de son ami Tamatea sinon c'est prochain départ dans une heure et on veut balader un peu.
On reprend le scooter frais comme des gardons et en avant pour le lycée agricole !
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| Les champs d'arbres fruitiers du lycée agricole |
On voit des avocatiers, des pamplemoussiers, des tas de bébés ananas. Dans le fond, toujours le Mou'a Puta.
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| Les champs d'ananas |
On assiste un peu à la visite en cours mais on décide rapidement de continuer notre balade pour viser le belvédère d'Opunohu qui n'est pas loin. Mais avant ça, on va goûter les glaces à la passion et à la vanille, passage obligé du lycée agricole, pendant que les moustiques se régalent de nos chevilles !
On se marre bien quand on se fait doubler par des vélos électriques dans la montée pour aller jusqu'au belvédère. Le scooter électrique n'est pas très puissant quand on doit grimper malheureusement. On retrouve les cyclistes en haut et on en rigole ensemble !
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Le splendide mont Rotui, coiné entre les baies de Cook et d'Opunohu (où nous avions mouillé en voilier)
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On continue notre tour de l'île, on remarque que l'eau est bien plus calme sur la côte ouest. On s'arrête et on observe des pêcheurs en apnée et leur cagette flotter au dessus d'eux, et au fond du décor, Tahiti.
On s'arrête à une petite épicerie pour trouver une confiture. Le décor passe devant nous, et même avec le ciel un peu gris, on a toujours le contact avec le lagon. C'est vraiment très beau.
On fait nos petites courses pour un dîner au Airbnb, en passant chez Carrefour où on hallucine sur le prix des yaourts...
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| Les 6 petits suisses valent ici 12€ |
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| Le coucher de soleil et Tahiti |
Vendredi 4 août
Aujourd'hui on se lève aux aurores afin de gravir le Mou'a Puta, la montagne percée que nous avons vue depuis le ferry en arrivant à Moorea et regardée avec envie tous les jours suivants.
La légende de la montagne :
Une nuit, Hiro et sa bande de voleurs venant de Raiatea arrivèrent à Eimeo (Moorea) pour voler le mont Rotui (qui expédie les âmes). Ils attachèrent de longues lianes pohue au sommet de la montagne et commencèrent à la tirer. Ils réussirent à détacher cette portion de l’île, comme en témoignent encore les deux baies.
Leur entreprise semblait devoir être couronnée de succès et cette portion du territoire était presque détachée du reste de l’île, lorsque le fameux guerrier Pai, qui se trouvait à Punaauia, fut réveillé par ses parents adoptifs, venaient de voir cette scène en songe. Ils lui dirent :
A rave na, to omore ia Rufau-tumu, o vero i Aimeo i te rara varu
Prends ta lance Ru-fau-tumu et jette-la sur Aimeo aux huit radiations.
Pai s’était fabriqué une lance de combat exceptionnelle, Rufautumu, taillée dans du purau (Hibiscus taliaceus), un bois particulièrement dur.
Pai se leva et ayant revêtu sa ceinture gravit la colline Tataa d’où la vue sur Moorea est excellente et jeta sa lance qui, en un instant, traversa la mer et perça un grand trou dans un sommet, connu depuis sous le nom de Mou’a puta (Montagne percée).
Continuant son chemin comme un météore, la lance arriva dans le Sud de Raiatea et se ficha dans le sommet d’une colline restée échancrée depuis. Les coqs de Moorea, réveillés par les vibrations de la lance, se mirent à chanter de tous côtés, ce qui incita les voleurs à s’enfuir au plus vite, craignant le lever du jour.
Cependant, Hiro et sa bande réussirent à arracher sur les flancs du Rotui une colline en forme de cône qu’ils emmenèrent à Ra’iatea. Ils l’installérent non loin du rivage de Opoa. Cette colline s’y trouve toujours, couverte de petits arbres toa (Arbre de fer, aito), semblables à ceux du mont Rotui et contrastant étrangement avec la végétation environnante.
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La montée se fait assez raide dès le début. On marche sur des escaliers de racines, on est dans la forêt de mapé. Il fait chaud, humide, on transpire à grosses gouttes et on est bien heureux d'avoir prévu beaucoup beaucoup d'eau même si les sacs sont un peu lourds au début... ils le seront moins très bientôt.
On ne croise personne hormis un beau coq blanc (on nous dira plus tarrd que cela porte chance).
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Du gingembre à nos pieds
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On remarque qu'il n'y a pas ou très peu d'insectes, ou de papillons (sauf tout en haut!) et quand on entreprend une escalade avec une corde, on entend des voix. Il s'agit de deux femmes d'ici, super en forme, et un homme qui semble les suivre de bien plus loin !
"Ia ora na ! Vous redescendez ? Le chemin fut bon, toutes les cordes semblent sûres ? "
"Oui, oui", nous répondent-elles, elle appellent l'homme, qui répond du fin fond de la brousse "Voyez, il répond, c'est que tout va bien!"
Les cordes se rapprochent, ça y est, on commence le vrai sujet. On enfile nos gants quand on sent que nos mains commencent à chauffer avec la friction.
Au fur et à mesure de notre progression on voit le fameux trou qu'aurait dessinée la lance de Pai. Cela veut dire que nous ne sommes pas loin.... mais ça semble aussi bien raide raide !
Le chemin devient de plus en plus dense, on est absolument dans les fourrés, on doit bien regarder on nous mettons les pieds afin de ne pas déraper sur le flanc très escarpé...
On aperçoit la baie dans laquelle nous avons amarrés il y a deux semaines avec Free Spirit !  |
Encore de la corde, en veux tu en voilà!
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La vidéo drone d'un quidam sur facebook
ici on the top !
Si heureux d'avoir fait cette ascension, d'avoir gravi ces seize passages de cordes, d'avoir traversé des rivières dans une végétation des plus luxuriante. C'est de loin, notre plus belle randonnée sur ce petit mètre carré de plat et cette vue imprenable à 360. On est reste bouche bée.
On a à peine le temps de profiter de la vue et de grignoter que viennent les nuages, ils nous poussent clairement à redescendre pour ne pas avoir à faire aux cordes glissantes sur notre retour. On a lu très clairement dans tous les guides que cette randonnée est dangereuse par temps de pluie, donc on ne fais pas de vieux os et on repart.
A la descente, on croise deux pères et leurs jeunes ados... on est bien désolés pour eux, à quelques minutes ils avaient droit au plus beau des spectacle !
Notre descente est déjà entamée de 10 minutes quand il se met bien à pleuvoir. On a encore pas mal de cordes à descendre, ça nous inquiète un peu mais ça se fait bien et la pluie cesse au bout d'une quinzaine de minutes. Nous sommes abrités par les arbres et puis on a échappé au pire.
On comprend maintenant le risque de faire cette ascension par temps humide.
On voit sur le retour des écrevisses dans les courts d'eau de la montagne, elles sont rigolotes et semblent vouloir se battre avec le bâton avec lequel Luis les affronte !
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| Des champignons bien curieux ! |
On se dit que tant qu'à être arrivés jusque là, autant pousser jusqu'à la cascade qui est à deux pas. Bien que nous ne rafraîchissons pas avec une baignade, c'est très agréable de toucher l'eau et d'écouter le bruit du ruissellement sur la pierre. On est pensifs, fatigués, heureux et chanceux...
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| Le Mou'a Puta dans les nuages sur le retour |
On retourne faire du snorkeling à Tema'e malgré le temps un peu couvert. Envie de voir encore et encore des poissons avant de ne plus en avoir l'occasion. On suit des énormes poisson allongés, des gros gros poissons perroquets, des poissons coffre... Moorea est un cran supérieur à PK18 en terme de faune et coraux..
On regarde Tahiti depuis la plage et on réalise la chance d'avoir vécu un tel voyage. Dans deux jours c'est la fin...
Tam sort du ferry et nous récupère à la roulotte.
On va chez sa mère, elle fume la pipe et nous propose d'emblée de fumer... il ne faut pas nous le proposer deux fois ! Elle nous pose des questions, elle est très curieuse et pleine d'anecdotes. Il y a aussi la nièce de Tam, la fille d'Arthur et Mareva, qui a 8 ans demain et a la personnalité d'une comédienne en devenir !
Tamatea nous raconte sa vie ici, ce qu'il fait depuis son retour en France, ses projets, les nôtres... Que c'est génial pour Coti de le revoir et pour Luis de faire sa connaissance !
Raimana est là aussi, il va passer du son a une soirée tandis que nous on se met en chemin pour le
Cook's, un bar où travaille l'ancienne serveuse de Tamatea. Les cocktails sont très très réussis, et tout l'assortiment végétarien aussi. On goute même des panisses, mais on sent bien qu'on est très loin de Marseille.
Après quelques verres et ce bon moment passé ensemble que Tam nous offre gentiment, on se fait déposer devant notre rue. On se promet de se tenir au courant si on doit se voir en France, ou de nouveau ici et on souhaite bon vent à Tam et ses projets en cours !
Samedi 5 août
Après quelques courses pour un cadeau à offrir aux meilleurs hôtes de ce séjour, Kam et Lucas, on se pose chez eux avant de retrouver Mahine qui a emménagé pas loin de chez elle.
On se régale de l'avant dernier coucher de soleil depuis son balcon, le soleil explose derrière Moorea et le spectacle est digne d'un tableau.
On emprunte sa voiture à Kam et on file retrouver Toriki, le copain de Mahine, Diana la maman et Mahine qui vient d'emménager dans son appartement, dans une résidence calme, avec piscine et surtout une vue imprenable sur Moorea ! On est un peu plus haut que chez Kam.
Pendant qu'on dîne, qu'on déguste le champagne et qu'on fête nos retrouvailles, le nouveau job chez Air France de Mahine, notre rencontre avec son copain, sa maman et son chien, des feux d'artifice jaillissent depuis les papillos plus loin sur l'île. On ne s'attendait pas au grand jeu pour une pendaison de crémaillère ! 🤩
Diana nous fait rire avec tout pleins d'histoires rocambolesques sur les hommes, les artistes qu'elle croise sur son chemin.
Coti retrouve bien sa maman en Mahine et cette énergie qui déborde et rayonne ! On passe une excellente soirée.
Dimanche 6 août
La matinée est dédiée au rangement des valises, Anoushka vient nous chercher tandis que Kam et Lucas sont partis au spa pour fêter leur première année de rencontre 💕
On fait des provisions chez SoGood où on peut trouver notre pic-nique et la brioche fourrée au coco avant de rejoindre la plage de Tiarei, magnifique plage de sable noir où peu de personnes se trouvent.
Paroha et JB nous rejoignent avec quelques bières et on se baigne, on traîne dans l'eau.
On respire ces odeurs de sable chaud, on enregistre dans notre mémoire ces palmiers et la végétation qui nous entoure, le contact de l'eau chaude sur nos corps, du sable qui s'enfonce sous nos pieds... Et vient l'heure de rentrer.
On va récupérer nos affaires chez Kam, dire au revoir en se serrant très fort dans les bras. Kam, adorable, remet un collier de coquillages à Coti "les fleurs à l'arrivée, les coquillages qui restent pour le départ". On passera la nuit chez Anoushka qui se trouve très proche de l'aéroport et doit récupérer sa mère en même temps que notre départ.
Le coeur serré on fait des grands signes depuis le portail, on se promet de se revoir vite.
En rentrant on dispose le lit sur le balcon, on dormira à la belle étoile pour cette dernière et courte nuit !
C'est le jour du départ, on fait un stop aux colliers de fleurs, qu'Anoushka achète pour sa mère et son beau-père qui vont arriver. Elle nous offre aussi, après les avoir acheté en secret, des colliers de coquillages, quelle délicate attention qui nous fait chaud au coeur tandis qu'on a des pieds de plomb pour faire la queue et s'enregistrer... On a du mal à quitter ces semaines magiques ici. C'est un peu douloureux mais on doit se dire au revoir. On l'embrasse très tendrement, on a envie de la revoir très vite mais qu'elle profite encore de ses vacances avant la reprise scolaire et sa nouvelle classe de maternelle !
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