Playa Junquillal & Verdiazul - 🇨🇷 Costa Rica

Vendredi 24 février

Nous arrivons à Playa Junquillal après 5 bus et environ 8h de trajet pr 180km. C'est très lent mais environ 5 fois moins cher que les navettes privées.

7am Monteverde - Tilaran
10am Tilaran - Cañas 
Cañas - Liberia 
Liberia - Santa Cruz
Santa Cruz - Playa Junquillal 

Le bus nous dépose sur la plage ou nous attendent Danny et des volontaires à la "nurserie" de Verdiazul. Ils gardent des oeufs de tortues de mer en vue de leur éclosion.
Nous suivons un atelier : un exercice durant lequel on doit reconnaître les 4 différentes traces de tortues que l'on peut trouver ici dans les environs, puis détecter grâce à un bâton l'endroit où sont les oeufs (en l'occurrence des balles de ping pong) dans le nid. 

On dine tous ensemble, avec les volontaires et on apprend à les connaitre, il y a Mia, française d'une vingtaine d'années déjà ici depuis 1 mois et demi (pour encore 1 mois et demi), trois americain.es, Ed, Ciana et Alice, Tiluk et un de ses ami, sri lankais d'origine habitants Australie et Canada. Une autre Canadienne, Fay, un Russe, Dorzhey. Deux espagnols aussi, Alvaro et Irina.

On ne participe pas à la première ronde de nuit, trop fatigués de cette journée. 
Quand on apprend que personne ne travaille le weekend, on propose notre aide à Valérie et Danny. On n'est là que pour 5 jours et ça ne nous semble pas cohérent de faire deux jours de repos dès notre arrivée !

Le samedi, après un tour à la playa où certains prennent un cours de surf, nous quelques vagues en bodysurf, Danny nous accompagne à la maison. On profite du trajet pour discuter un peu avec lui de Verdiazul, il nous explique qu'il y a des projets autres que les tortues, notamment de reforestation et qu'il élève chez lui des insectes et des grenouilles essentiels pour la stabilité des écosystèmes qu'ils essaient de récréer. 

Recto : Alice, Fay, l'ami de Tiluk et Tiluk,Coti, Dorzhey et Luis 

Verso : Danny 


On déjeune puis file tenir le stand de la nurserie
On surveille aussi des bébés qui doivent naître mais rien ne se passe. elles doivent sortir depuis 2 jours... C'est donc imminent !

Le soir, c'est feu de camp sur un cap face au soleil couchant en se délectant de burritos ! Danny nous dit qu'ils n'ont pas fait ça depuis 40 jours... On est chanceux. C'est magnifique et on apprend à connaître les personnes qui nous entourent encore un peu mieux. 

Avant d'entamer le tour de nuit avec Ismaël,  5 bébés tortues "negras" (noires) naissent et on les met de côté pendant que Luis entame son tour côté "nord". Je fais donc du turtle-sitting quand arrivent les volontaires et Danny qui va aider les autres bébés à sortir du nid pour qu'on puisse les relâcher à la lueur de la lumière rouge (afin de ne pas les désorienter). Il y en a 45 en tout !

Les autres volontaires sont aussi venus et on s'entasse dans le pickup pour aller les relâcher près de leur lieu de ponte. Verdiazul a marqué toute la plage de repères pour s'assurer de localiser correctement les nids et les relâcher au bon endroit. Les tortues de mer on pour particularité de toujours revenir à l'endroit de leur naissance pour pondre. C'est donc important de les relâcher là où les oeufs ont été trouvés c'est à dire à un endroit favorable a la nidification.
C'est un moment magique pour nous de voir ces mini bébés s'élancer vers la mer sous la lumière rouge de nos frontales certaines se renversent et on les aide à se remettre droit. On a attend que le dernier bébé soit emporté par la dernière vague !

Les autres volontaires repartent et nous on fait le tour sud avec Ismaël. C'est un heureux personnage et très bavard. Il est content de parler avec des gens. Il travaille ici depuis un mois, seulement le weekend et donc fait toujours les rondes de nuit tout seul.
Le lendemain on apprend une autre naissance, de Lora aussi ! Nous ne ferons pas la libération puisque nous sommes occupés à plannifier la suite du voyage au camp.

Luis 
J'ai l'occasion d'échanger avec Dorzhey. Il est Russe, de la région du lac Baïkal, et a fui la Russie suite à la guerre en Ukraine. Il est data scientist comme moi, sauf qu'il sort de ses études. Il a donc rejoint ses frères et sœurs qui étudient au Canada, de peur d'être enrôlé. Ses parents sont restés au pays car ils sont trop vieux pour être appelés. Il dit qu'il voyage pour pouvoir réfléchir à ce qu'il peut faire. Il avait un job et une petite amie en Russie, et il se retrouve sans rien au Canada avec un visa touriste, ce qui l'oblige a sortir du pays tout les trois mois. Il va tenter de refaire un master pour avoir un visa étudiant, mais se dit lui même très désorienté et affirme que ça lui fait du bien de discuter avec des gens un peu plus âgés. Ils lui affirment tous la même chose : c'est dans le moments les plus durs qu'on apprend le plus. Personnellement je ne me sens pas légitime de comparer sa situation à mon vécu. Je préfère compatir et espèrer qu'il retrouve son chemin loin de la guerre. J'ai en tout cas été touché par son témoignage et je réalise qu'il fait sans doute partie des Russes les plus chanceux, ça donne un peu le vertige...

L'après-midi c'est workshop avec un groupe d'étudiantes venues des Etats Unis, une vingtaine pour aider à changer le sable de trois nids et on aide Valérie à récupérer des bébés "Lora" pour une autre "liberación" en fin d'après midi.

Beau moment suivi du même pic-nic qu'hier
On refait le tour de nuit avec Ismaël, toujours aussi bavard. Et mis à part des "deserciónes" (désertions) de mamans tortues, on ne voit rien. Et quand on rentre dans la petite dépendance que nous partageons avec Mia, il y a une horde de chiens errants et on se sent pas super à l'aise avec notre lumière rouge sur le front. On doit se munir de bâton pour rentrer sans crainte 😅 !

Mardi une journée qui démarre tranquille avant d'aller aider à la nurserie et faire un workshop.
Je parle beaucoup d'art avec Irina, une des volontaires espagnoles. On a des tas de choses à échanger, c'est très intéressant.

Le workshop consiste à changer le sable de futurs nids potentiels. C'est assez fatiguant mais on est tous là et on met notre bonne humeur à faire le travail. À un moment Valérie nous fait signe de venir à elle... Il y a un bébé tortue mort. Personne ne l'a repéré. Elle nous rappelle de regarder tous les nids, pas seulement ceux qu'on pense éclore dans les prochains jours. 
On continue à travailler jusqu'à la libération en fin de journée, pas loin de la nurserie cette fois ci. Il y a au même moment un mariage sur la plage, on aperçoit la mariée courir pour voir les tortues mais on lui interdit le tralala avec le photographe qui tient un miroir réfléchissant et les flashs, ça perturberait les bébés, alors tout ce petit monde doit partir et ça crie un peu (la wedding planneuse semble vraiment pas cool du tout!) 

Et après cette dernière tortue dans l'eau on rentre au camp, c'est l'heure du dîner. 

On se couche quelques heures pour la ronde de nuit qui démarre à 3h avec Wetsel, un jeune de 23 ans qui travaille chez Verdiazul depuis un moment. Quand il était à l'école, dès 4 ans, il faisait des sorties avec l'organisme. 
En l'attendant avec Luis, on rencontre son ami qui état de service, endormi. On le réveille... et on voit un bolide orange, comme une énorme étoile filante en 10 fois plus gros et très orange, ça dure quelque chose comme 6 secondes. On est sur les fesses, on a jamais vu ça !
Wetsel arrive, avec lui, pas de sitting à la nurserie et moitié moitié pour le tour nord et sud, on laisse son amigo continuer sa sieste et on fait les 10km tous les trois. Sans lumière rouge. Alors on marche et on ne trouve rien sauf le soleil qui se lève doucement quand on arrive à la moitié du tour sud (le plus long). L'énergie que pouvait donner Ismaël en parlant non stop n'est pas la même aux côtés d'un Wetsel très peu bavard... C'est plus méditatif avec lui et ça passe aussi bien plus lentement 😅 

B : le camp. A : la nurserie. Il faut ajouter le retour de 1,4km pour le camp donc on est plus proche des 11,3km et 3h total.


Mercredi 1er mars


Et oui, ça fait déjà 5 nuits et on doit passer la frontière pour le Nicaragua dans 2 jours. On a rendez-vous ce soir avec Laura à Liberia, le point de rencontre pour le bus qui nous mènera à la frontière.

Un dernier petit-déjeuner, puis le déjeuner avec nos compadres, quelques échanges de contacts, on règle notre note (40$ chacun pour une nuit), un tee-shirt, une photo de groupe et on chope le bus (après 1h d'attente) en chemin ! 

Ed, Mia, Irina, Alice, Álvaro, Ciana, nous 

Commentaires

  1. Incroyable cette expérience à la nurserie des tortues!
    Ça fait envie.Et ça fait plaisir de vous savoir heureux.

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  2. J ai oublié de signer oups! .c' est mamita de La Palud.

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    1. Holalala que de bonheur ces bébés tortues, on en a voulu, on a eu beaucoup de chance de voir 4 naissances puis libérations dans l'eau. On en garde un souvenir à vie c'est sûr !

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